Thomas Dermine réclame 600 millions € au fédéral suite aux inondations, en grande partie pour la Wallonie

Thomas Dermine réclame 600 millions € au fédéral suite aux inondations, en grande partie pour la Wallonie
Belga / N. Maeterlinck

On parle ici des voies de communication détruites sous la pression de l’eau, des réseaux d’énergie dévastés, des écoles touchées, des dégâts dans les secteurs agricoles ou forestiers, etc. Le coût provisoire de leur remise en état, est selon les calculs du PS, d’environ 1,2 milliard d’euros (sur une facture totale estimée entre 3 et 4 milliards d’euros par le gouvernement wallon), dont le fédéral prendrait donc 50 % à sa charge, soit 600 millions d’euros.

L’argent irait très largement à la Wallonie, bien plus touchée que la Flandre par les crues estivales. Selon la note déposée par les socialistes francophones, les moyens débloqués par le fédéral resteraient gérés à l’échelon national, les Régions bénéficiaires se chargeant de la planification et de l’organisation des chantiers.

« Les régions doivent décider elles-mêmes de la manière dont elles répartiront leurs « 50 % ». Mais pour la Flandre, il me semble que ça ne sera pas plus de 1 %, et la Wallonie devra se charger du reste », explique M. Dermine cité entre autres dans De Standaard.

« Un enjeu à portée nationale »

Pourquoi le fédéral interviendrait-il pour remettre à neuf des outils (routes, ponts, administrations locales, logement ?) qui relèvent de la compétence des entités fédérées ? Parce que « la reconstruction des infrastructures sinistrées tout autant que la construction de nouvelles infrastructures plus résilientes face au risque d’événements climatiques exceptionnels est un enjeu stratégique à portée nationale », lit-on dans la note au conseil des ministres.

Tant la durée du fonds – cinq ans maximum – que les projets doivent être clairement définis, précise encore M. Dermine dans la presse flamande.

« Je pense qu’il faut faire valoir un vrai sentiment d’urgence. L’union nationale ne peut pas se contenter de mots. Il faut passer à l’acte », explique Thomas Dermine dans Le Soir.