Sciensano refuse de communiquer les chiffres bruts des hôpitaux, l’Institut s’explique

Sciensano refuse de communiquer les chiffres bruts des hôpitaux, l’Institut s’explique
AFP / J. Thys

L’Institut de santé publique aurait dû présenter ces chiffres mais ne l’a pas fait. L’épidémiologiste Koen Blot a expliqué à quel point il était difficile de faire des comparaisons sur la base des chiffres bruts dont Sciensano dispose. Il manque les données relatives à l’âge, au sexe, aux autres pathologies, etc.

Qui plus est, ces chiffres risqueraient d’induire un classement des hôpitaux qui, selon lui, menacerait la gestion de la crise. Certains hôpitaux pourraient faire face à un afflux de malades ou préférer rapporter leurs cas d’une autre manière.

Des réactions de tous bords

Plusieurs groupes de l’opposition, dont la N-VA, le Vlaams Belang et le PTB, se sont insurgés et ont réclamé la communication des chiffres. Dans la majorité, le sp.a a lui aussi exprimé son mécontentement. Le président de la commission, Robby De Caluwe (Open Vld) a rappelé le droit de contrôle du parlement et dit espérer davantage d’explications.

La décision de ne pas communiquer les chiffres bruts a été prise en concertation avec les différents services. « Mais la loi est la loi et si nous recevons l’instruction de publier les chiffres, nous le ferons, sans doute de manière anonymisée », a répondu le directeur de Sciensano, Christian Léonard.

La N-VA a exigé la convocation du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, mais la majorité ne l’a pas suivie. Des questions seront posées mardi prochain dans le cadre d’un débat d’actualité.