Procès des attentats à Bruxelles: Salah Abdeslam dénonce un procès inéquitable

Procès des attentats à Bruxelles: Salah Abdeslam dénonce un procès inéquitable

Les frères Smaïl et Ibrahim Farisi étaient présents lundi matin, comme l’ensemble des accusés à l’exception d’Oussama Atar, présumé mort, à l’ouverture de l’audience préliminaire du procès des attentats de Bruxelles. Tous deux ont estimé n’avoir rien à faire là. « Il y a cinq jours j’étais chez moi, et là je suis au procès de Nuremberg. Je ne suis pas Klaus Barbie », s’est emporté Smaïl Farisi.

A la demande de la présidente de la cour, Laurence Massart, de savoir s’il souhaitait assister à l’audience ou se faire représenter par ses avocats, Smaïl Farisi a répondu qu’il préférait rentrer chez lui, estimant n’avoir rien à faire au procès.

Son frère, Ibrahim, a renchéri. « Si je suis là », si je « me suis rendu à la police », « c’est parce que mon frère est innocent », a-t-il affirmé.

Trois accusés assistent à l’audience

Contrairement à ce qui avait été demandé par certains avocats, tous les accusés – à l’exception d’Oussama Atar – ont été extraits et ont été présentés à la cour lundi pour l’audience préliminaire. Ils ont ensuite pu choisir d’assister à l’audience ou de retourner en cellulaire. Après quelques changements d’avis, seuls trois accusés ont décidé de rester assister à l’audience, les autres étant représentés par leurs avocats.

Salah Abdeslam a notamment changé d’avis, « par solidarité avec ses co-accusés ». Il a également estimé que le procès commençait de « manière inéquitable » en raison de la configuration des boxes.