Pourquoi les restaurants et les hôtels interdits aux enfants se multiplient en Belgique?

Pourquoi les restaurants et les hôtels interdits aux enfants se multiplient en Belgique?
Ph. Unsplash

Que l’on ait des enfants ou pas, il nous est tous arrivé au moins une fois dans notre vie où l’on a regretté qu’ils (nos enfants ou ceux des autres) soient présents lorsque l’on partage un bon repas avec son chéri ou que l’on se trouve tranquillement au bar d’un hôtel. Ça tombe bien, il est depuis quelques années possible de se rendre à des adresses où les enfants ne sont pas les bienvenus.

Il y a trois ans, Noël Brosse, patron du Sir Charles à Nieuport, lançait le mouvement. Cette décision avait connu un retentissement national, et il expliquait à l’époque : « Certains parents pensent que notre personnel est en quelque sorte du personnel de garderie pour leur progéniture, et s’offusquent si on leur demande de les contenir. cela cause des grosses perturbations dans les services. »

Une question de rentabilité

L’argument de la tranquillité est donc avancé par plusieurs établissements, mais ce n’est pas le seul. Certains évoquent aussi des problèmes de sécurité, notamment lorsque des grillades sont flambées en salle, mais on s’accordera tout de même sur la bancalité de l’argument. D’autres, plus honnêtes, expliquent qu’il s’agit aussi d’une question de rentabilité, comme Fred, un restaurateur bruxellois, le confie à nos confrères de SoSoir : « On sait qu’un couvert d’enfant rapporte près de la moitié d’un couvert adulte pour la plupart des restaurateurs. C’est la raison pour laquelle le client adulte est privilégié, surtout dans le contexte actuel, après deux ans de fermeture pour pandémie et l’augmentation des charges pour la plupart des acteurs de l’horeca. Je pense sincèrement que même si une famille doit pouvoir se rendre au restaurant quand elle le veut, certaines adresses plus sélectives peuvent fonctionner. »

Et si les commentaires par rapport à ce type d’établissements, notamment sur TripAdvisor, peuvent se montrer virulents, ne comprenant pas que les enfants ne puissent pas avoir accès à un restaurant ou à un hôtel, le concept semble trouver son public. L’essentiel reste que l’offre est suffisante pour que les uns et les autres puissent s’épanouir au moment de partager un bon repas, avec ou sans ses enfants !