Pour la CSC, l’obligation vaccinale ne doit pas être limitée au secteur des soins de santé

Pour la CSC, l’obligation vaccinale ne doit pas être limitée au secteur des soins de santé
Belga / B. Fahy

Après des actions de mécontentement menées le 23 novembre dans les provinces de Liège, Namur, Brabant wallon ainsi qu’à Bruxelles, les militants CSC du personnel soignant du Hainaut, ainsi que quelques militants du syndicat SLFP, se sont rassemblés vendredi matin devant le CHU Ambroise Paré à Mons pour manifester leur opposition à l’obligation du seul secteur de la santé de se faire vacciner contre le Covid-19. Une autre action de la CSC devait être menée dans l’après-midi à l’ISPCC à Charleroi.

« Nous avons mené ces derniers jours des actions dans toute la partie francophone du pays », a indiqué Véronique Sabel, secrétaire national à la CSC Services publics. « Il y a une très grande peur chez les travailleurs de savoir ce qui se passera à partir du 1er janvier. On subit des pressions pour être vacciné, on va perdre notre travail. Des travailleurs nous disent que c’est leur choix de pas se faire vacciner. D’autres veulent changer de secteur, ce qui aggraverait la pénurie dans les hôpitaux, alors que nous revendiquons depuis de nombreuses années un refinancement de notre secteur. »

Le sentiment des travailleurs est, selon la représentante de la CSC, l’incompréhension et l’injustice « alors que nos travailleurs ont été sur le pont de manière indéfectible. »

« Nos revendications sont claires depuis des mois : s’il doit y avoir une obligation vaccinale, qu’elle ne soit pas limitée aux secteurs des soins de santé, le virus circule dans toute la société. Si la circulation du virus doit être stoppée, c’est au niveau de tous les secteurs. »

Après une rencontre, le 17 novembre avec les chefs de cabinet des ministres Vandenbroucke, Dermagne et De Sutter, afin d’exposer sa position vis-à-vis de l’obligation vaccinale liée à des sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement pour le personnel des soins non-vaccinés, la CSC Services publics avait déposé un préavis de grève d’une semaine débutant le 22 novembre. Selon la CSC, la décision du ministre de la Santé « va à l’encontre du respect des libertés individuelles, de la possibilité d’effectuer des choix démocratiques. L’enjeu est de taille : comment limiter la propagation de ce virus déjà mutant ? Certainement pas en ciblant les travailleurs des soins », a indiqué le syndicat.