Port du masque, pass sanitaire, horeca: voici tout ce qu’il faut retenir du Codeco

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Le Premier ministre Alexander De Croo a haussé le ton vendredi, à l’issue du comité de concertation, pour dénoncer le faible taux de vaccination en Région bruxelloise et le danger, pour la société, induit par ceux qui ne se font pas vacciner.

« En Région de Bruxelles-capitale, la moitié de la population n’est pas vaccinée, et dans certaines communes, le taux de vaccination bien en deçà. Cette situation n’est ni acceptable ni tenable », a lancé M. De Croo à l’issue d’un comité de concertation entre les gouvernements du pays.

S’il a insisté sur le travail des derniers mois et souligné l’extension du Covid Safe Ticket (CST) en Région bruxelloise, il a affirmé que des mesures strictes comme le CST « ne remplaceront jamais la vaccination ».

« Cette épidémie devient une épidémie des non vaccinés. On ne peut l’accepter, on ne peut accepter que des gens fassent le choix de mettre d’autres personnes en danger. Ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui sont responsables » de la prolongation de certaines mesures de restriction, a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

Port du masque

À partir du 1er octobre, le port du masque reste obligatoire pour les personnes de plus de 12 ans uniquement dans les circonstances suivantes  :

> Transports en communs, gares et aéroports ;

> Les transports collectifs organisés ;

> Les établissements de soins ;

> Pour le personnel et les patients ou clients des professions de contact médicales et non médicales (coiffeurs, etc.) ;

> Lors d’événements, des spectacles culturels et autres, de compétitions et de séances d’entraînement sportives, s’ils se déroulent à l’intérieur, sans application du CST, à partir de 500 personnes.

Dans ces cas, il s’agit d’un socle obligatoire fédéral applicable à l’ensemble du pays. Les autorités régionales peuvent, si les conditions épidémiologiques ou un taux de vaccination trop faible le nécessitent, prévoir des obligations de port du masque plus sévères.

> Le port volontaire du masque bucco-nasal reste bien entendu autorisé dans les lieux et lors des activités où le port du masque n’est plus obligatoire.

> Le port volontaire du masque reste également vivement recommandé pour toutes les activités ou il est impossible d’assurer le respect des règles de distanciation sociale.

> Le port du masque reste obligatoire pour les étudiants dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pas de changement pour le masque à Bruxelles

L’obligation du port du masque sera maintenue en Région bruxelloise dans les secteurs où elle est actuellement d’application, notamment les commerces, a fait savoir vendredi le cabinet du ministe-président bruxellois, Rudi Vervoort, à l’issue du comité de concertation.

Le Comité de concertation a décidé d’assouplissements dans les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus, à l’échelle du pays. La situation épidémiologique et vaccinale est cependant très contrastée d’un territoire à l’autre.

« A Bruxelles, cette situation ne permettra pas d’adopter les mêmes assouplissements le 1er octobre. Outre l’entrée en vigueur du « covid safe ticket » (CST) pour plusieurs secteurs, l’obligation du port du masque devra être maintenue dans les secteurs où elle s’applique actuellement pour toute la Belgique, notamment dans les commerces. Ceux-ci ne seront en effet pas soumis au CST, notamment pour permettre l’accès à tous aux commerces essentiels, mais en conséquence, le port du masque y restera obligatoire. Il en ira de même pour les activités de contacts », a expliqué le cabinet.

Horeca et discothèques

À partir du 1er octobre, il est à nouveau autorisé de danser dans les cafés.

Les discothèques et dancings peuvent rouvrir dès le 1er octobre sur la base de protocoles renforcés en ce qui concerne la qualité de l’air, la ventilation et la capacité maximale en fonction de la superficie.

Pass sanitaire : la main aux Régions

En matière de gestion des risques, le Comité de concertation estime que le CST constitue une solution alternative appropriée à des mesures restrictives ou des fermetures en cas de dégradation de la situation épidémiologique. Il appartient toutefois aux entités fédérées d’en prévoir la base réglementaire par décret ou ordonnance.

À partir du 1er octobre, les organisateurs d’événements en salle d’au moins 500 spectateurs et d’événements en plein air d’au moins 750 spectateurs pourront utiliser le CST s’ils le souhaitent et moyennant autorisation préalable de l’autorité locale, et limiter le public aux personnes qui disposent de ce CST. Le cas échéant, les obligations liées au CIRM/CERM seront abandonnées.

Le port du masque et la distanciation sociale ne seront plus obligatoires lors de ces événements.

Vers la fin de la phase fédérale

Les semaines à venir seront consacrées à la préparation de la fin de la phase fédérales. Le Comité de concertation continuera par ailleurs de suivre de près l’évolution de la situation épidémmiologoques et se réunira au plus tard à la mi-octobre.