Piquée en boîte de nuit, Rose témoigne: «J’ai fait des tests pour savoir si j’étais contaminée»

Piquée en boîte de nuit, Rose témoigne: «J’ai fait des tests pour savoir si j’étais contaminée»
Ph. Unsplash

Le monde de la nuit est dans la tourmente en France depuis plusieurs semaines. En cause, plusieurs cas de « drogue par piqûre » recensés aux quatre coins du pays. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes ont témoigné et appelé à la méfiance. Certaines d’entre elles se sont également exprimées dans la presse. C’est notamment le cas de Rose (prénom d’emprunt) qui explique à 20 Minutes avoir été piquée en boîte de nuit à Rennes le 17 avril dernier.

Le lendemain de sa soirée d’anniversaire, elle a découvert un hématome sur sa cuisse gauche. Aucun doute, il s’agit d’une trace de piqûre qui est restée pendant une longue semaine. « Très vite, j’ai ressenti une envie de dormir vraiment hyper importante, je n’avais jamais ressenti ça », explique Rose qui a ressenti les premiers symptômes vers 4h du matin. « Je n’ai rien senti, ma meilleure amie n’a rien senti non plus. Je portais un jean plutôt épais et on m’a piquée au mollet gauche donc j’ai du mal à comprendre comment on a pu faire ça ».

« C’est hyper stressant »

Désormais, Rose est inquiète pour sa santé, même si tous les tests effectués se sont avérés négatifs. « J’en ai parlé à mon médecin qui m’a fait des examens sanguins, HIV, hépatite, pour savoir si je n’avais pas été contaminée. Je devrai refaire ces examens dans trois mois. C’est hyper stressant. Ça a beau être une petite piqûre, une petite seringue, le traumatisme est vraiment là. Il est présent et sera présent pendant des jours et des jours jusqu’à ce qu’on ait les résultats de nos analyses sanguines. », indique-t-elle.

Toujours selon 20 Minutes, 15 plaintes pour des faits similaires ont été enregistrées dans la seule ville de Rennes. Aucun suspect n’a pour l’instant été identifié.