Les propriétaires d’un restaurant de Linkebeek déplorent l’application étendue du CST: «C’est la catastrophe»

Les propriétaires d’un restaurant de Linkebeek déplorent l’application étendue du CST: «C’est la catastrophe»
Belga / J. Gekiere

Depuis le début du mois de novembre, il est nécessaire de disposer d’un Covid Safe Ticket partout dans le pays afin de se rendre au restaurant. Mikaela et Dimitri, qui gèrent le restaurant grec « Au Coeur Bleu », situé à Linkebeek, sont dépités de la situation, eux qui avaient pourtant vu la fréquentation augmenter. « On a observé une augmentation de la fréquentation dans notre établissement quand le pass sanitaire était en vigueur à Bruxelles (depuis le 15 octobre) et pas en Flandre. Maintenant il en faut un partout. C’est la catastrophe », raconte Mikaela auprès de nos confrères de RTL info.

« Depuis qu’il y a le pass sanitaire, ce n’est pas full dans le quartier. On a vu directement une diminution du nombre de clients avec l’instauration de ce Covid Safe Ticket. L’effet a été immédiat. On refuse des gens, des clients qu’on connaît. On ne peut pas les accepter de peur d’avoir une amende », déplore la gérante, qui encourt effectivement une amende de 50 à 2.500 € si elle ne contrôle pas ses clients. Un montant qu ivarie entre 50 et 500 € du côté des clients.

Ce constat, la restauratrice n’est pas la seule à l’observer : «  Les autres restaurants du quartier vivent la même situation. Nous ne sommes pas les seuls à avoir une diminution aussi importante de la clientèle. Aujourd’hui, ce vendredi 19 novembre, on n’a pratiquement pas d’appels. Cela fait 3 semaines que ça dure. On a un restaurant avec 50 places. On a 25 personnes le vendredi, 25 le samedi et quelques fois le même nombre le dimanche. En semaine, à peine 2-3 tables. »

Un avenir incertain

Désormais, elle craint pour l’avenir de son restaurant : «  Depuis le début de la pandémie, on est passé par les plats à emporter. Cela s’est bien passé grâce au soutien énorme de notre clientèle. Puis la réouverture un peu difficile avec les plexiglas, ce n’était pas comique, mais on s’est adaptés. On les a ensuite retirés avec la distanciation sociale. Cela allait encore mais ce n’était le monde qu’on avait connu avant. Nous n’étions pas plein mais nos clients étaient et se sentaient en sécurité. Et maintenant c’est la catastrophe. J’aurais préféré qu’on garde la distanciation sociale et les plexiglas dans lesquels on a investi. Je ne comprends pas la logique des différentes mesures. »

« Notre restaurant est notre source de revenus mais aussi une source de bonheur. Notre plus grand plaisir a toujours été le sourire et la satisfaction de notre clientèle. Cela fait des mois que nous vivons dans la frustration à cause des événements », conclut-elle.