Les infections Covid repartent à la hausse: «probablement dû aux sous-variants d’Omicron»

Les infections Covid repartent à la hausse: «probablement dû aux sous-variants d’Omicron»
Belga / N. Maeterlinck

Entre le 29 mai et le 4 juin, 1.585 nouvelles contaminations au Sars-CoV-2 ont été dépistées en moyenne par jour, en hausse de 21 % par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano mis à jour ce mercredi matin. Le nombre de tests effectués a également augmenté, quoique dans une moindre mesure.

Selon le virologue Steven Van Gucht, cette nouvelle hausse est principalement due aux variants BA.4 et BA.5, qui représentent déjà près de la moitié des nouvelles infections. Ces sous-variants d’Omicron sont classés comme inquiétants par l’Organisation mondiale de la Santé.

« Il est encore trop tôt pour dire que cette tendance [à la hausse] est là pour s’installer, mais ça pourrait être le cas », indique l’expert à Het Laatste Nieuws. Cela dit, Steven Van Gucht ne s’en inquiète pas outre mesure. « Ces dernières semaines, nous avons vu de fortes augmentations des contaminations dans d’autres pays, comme au Portugal. Mais le fardeau sur le système de santé est resté gérable », indique-t-il.

« Une infection bénigne »

La situation est donc bien différente de celle de l’été passé, explique le virologue. Désormais, la majeure partie de la population est protégée du risque de décès ou d’hospitalisation en raison de la vaccination ou d’une infection antérieure. « Pour la plupart des gens, une infection est assez bénigne maintenant », souligne Steven Van Gucht, ajoutant qu’il reste nécessaire de protéger les personnes les plus vulnérables, notamment via l’administration d’une dose booster à l’automne.

De là à imaginer une nouvelle campagne de vaccination adressée à toute la population ? Probablement pas. « Cela dépendra des nouveaux variants et de notre immunité. Elle est encore relativement élevée pour le moment mais elle peut encore s’affaiblir d’ici là », déclare le spécialiste. Même si le Gems et le commissariat corona ont été dissous au printemps, les virologues du pays continuent de tenir la situation sanitaire sous surveillance.