Le MR se dote de nouveaux statuts pour réformer la gouvernance du parti: le projet avalisé à l’unanimité

Le MR se dote de nouveaux statuts pour réformer la gouvernance du parti: le projet avalisé à l’unanimité
Belga / N. Maeterlinck

Ces nouveaux statuts visent à réformer la gouvernance du parti, lui assurer une plus grande ouverture et le féminiser davantage. De nouvelles règles de décumul sont prévues, la parité homme-femme est garantie dans tous les organes du parti, une assemblée consultative des membres sera créée, ceux-ci auront un droit d’initiative sur les sujets de société, des non-membres pourront par ailleurs participer à l’élaboration des propositions du MR et tout affilié d’un parti adhérant à l’ALDE ou à Renew Europe, soit les libéraux et macronistes européens, sera considéré comme membre.

L’article 1 des statuts, qui définit les valeurs fondamentales du parti libéral francophone, a également été revu afin de répondre aux enjeux de cette époque : il y est question de liberté, de progrès, de travail, de justice sociale, de développement durable ou encore d’égalité des chances et des genres.

Un mandat de président allongé ?

Un point des nouveaux statuts avait retenu l’attention des médias : il fait passer la durée du mandat du président du parti de 4 à 5 ans afin d’épouser la durée d’une législature. La règle entrera en vigueur mais seulement à partir du prochain mandat présidentiel. Le mandat du président actuel Georges-Louis Bouchez, qui expire à l’automne 2023, ne sera donc pas automatiquement allongé d’un an. Sur proposition de l’ancien président et ex-vice-Premier ministre Louis Michel, le Conseil a toutefois convenu que le mandat actuel pourrait être prolongé, après approbation du Conseil du parti, du temps des élections et des négociations qui les suivent, a-t-on appris à bonnes sources.

Le cas envisagé est celui d’élections anticipées à l’échelon fédéral qui pourraient amener le Conseil du MR à reporter le scrutin présidentiel interne afin de ne pas changer de capitaine alors qu’une campagne électorale et des négociations gouvernementales surviennent prématurément, précisait une autre source. Cette interprétation a toutefois été démentie au siège du parti, où l’on assurait que cette possibilité était prévue de manière générale.