L’auditorat du travail a ouvert une enquête contre l’UCLouvain pour des faits de harcèlement sexuel

L’auditorat du travail a ouvert une enquête contre l’UCLouvain pour des faits de harcèlement sexuel

L’auditorat du travail auprès du tribunal du travail du Brabant wallon a confirmé, mardi, qu’à la suite des plaintes déposées par différents membres du personnel, il a décidé d’ouvrir une enquête contre l’UCLouvain. Il s’agit de vérifier si, en matière de harcèlement sexuel, les mesures de prévention mises en œuvre au sein de l’Université sont suffisantes.

Baisers forcés, mains aux fesses et tentative de viol

L’absence ou l’insuffisance de mesures de prévention constitue en effet une infraction réprimée par le code pénal social. L’auditorat du travail indique qu’il peut ouvrir une enquête sur de tels faits, sauf si les dernières manifestations de ces faits sont survenues plus de cinq ans avant l’ouverture de l’enquête.

En février dernier, dans un contexte de mise en lumière de faits de harcèlement au sein de plusieurs universités en Belgique, le professeur Jean-Pascal van Ypersele avait révélé qu’il avait pris connaissance de plusieurs faits commis au sein de l’UCLouvain par des personnes ayant une position d’autorité. Il était question de baisers forcés, de mains aux fesses et même de tentative de viol. Peu après, le parquet du Brabant wallon avait confirmé qu’une plainte était à l’instruction pour des faits de harcèlement sexuel au sein de l’UCLouvain.

« L’UCLouvain a l’obligation de prendre des mesures de prévention »

Ce mardi, l’auditorat du travail confirme via un communiqué qu’il enquête contre l’Université à la suite des plaintes déposées par différents membres du personnel. « Comme tout employeur, l’UCLouvain a l’obligation de prendre des mesures de prévention contre les risques psychosociaux au travail, parmi lesquels le harcèlement sexuel et le harcèlement moral au travail », indique le communiqué transmis par l’auditorat du travail près le tribunal du travail du Brabant wallon.