La première urgence belge reste à l’évacuation de 220 personnes depuis l’Afghanistan

La première urgence belge reste à l’évacuation de 220 personnes depuis l’Afghanistan
Belga / N. Maeterlinck

« C’est un positionnement très fort pour s’assurer que ces personnes pourront sortir de manière sûre et rapide du pays », a commenté Mme Wilmès à Belga. Environ 220 personnes en lien avec la Belgique sont concernées actuellement.

Pour ce faire, il importe aussi de prendre langue avec le Royaume-Uni, qui se trouve dans une situation similaire à l’Europe, a ajouté la ministre. En conséquence, il faudra aussi prendre langue avec les talibans pour s’assurer un passage sécurisé, « tout en protégeant nos valeurs et nos intérêts », souligne Mme Wilmès, pour qui « il ne faut pas faire passer des messages qui ne soient pas les bons ». Plus largement, l’Europe se devra à l’avenir de développer une capacité consulaire en cas de crise de ce type, nécessitant des évacuations.

Peser sur les négociations

L’Europe, ajoute Mme Wilmès, doit aussi prendre une place dès maintenant dans les négociations politiques actuelles, être « plus vocale » pour influer en amont sur la formation d’un gouvernement à Kaboul, a-t-elle ajouté devant ses homologues européens et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell.

Car « si l’on veut que les relations avec le futur gouvernement afghan soient conditionnées » (respect des droits humains, en particulier des femmes, des jeunes filles et des minorités, gouvernement inclusif reflétant la diversité afghane, etc.), il ne faut pas « se contenter de constater le résultat des négociations qui se jouent actuellement, et en particulier à Doha ». Le Qatar est actuellement au cœur des attentions de la communauté internationale pour sa capacité à communiquer avec les nouveaux maîtres de Kaboul.