La Belgique pourrait mettre dix ans pour ramener sa dette à son niveau pré-Covid

La Belgique ne retrouvera pas l’endettement public qui était le sien avant la crise du coronavirus avant 2031, estime l’assureur-crédit Euler Hermes dans une étude sur la dette publique des pays de la zone euro.

par
Belga
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Les mesures de soutien adoptées par les gouvernements à la suite de la crise du coronavirus ont considérablement plombé les finances publiques dans toute la zone euro en 2020. Avec de grandes disparités selon les pays, note Euler Hermes: sept membres de la zone euro (la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, Chypre, la France et la Belgique) affichent désormais des ratios de dette proches ou supérieurs à 120% du PIB, soit le double du critère de stabilité de Maastricht.

L’assureur-crédit, filiale du géant de l’assurance Allianz, estime qu’un retour de la dette publique au niveau pré-crise «n’est clairement pas envisageable d’ici 2035 pour la plupart des pays de la zone euro», à moins que les poids lourds de la zone euro n’enregistrent des augmentations notables de la croissance de leur PIB.

La Belique s’en sort bien

Euler Hermes s’attend à ce que l’Italie mette 26 ans, la France 67 ans et l’Espagne... 89 ans, avant de retrouver leur niveau d’endettement pré-crise.

Parmi les mieux lotis, l’Allemagne et les Pays-Bas n’auront besoin que de seulement sept ans pour retrouver leur niveau d’endettement pré-crise, selon Euler Hermes. La Belgique ne s’en tire pas trop mal, selon les prévisions de l’assureur-crédit, avec un retour à la situation d’avant-crise en une décennie.