Jürgen Conings a retiré une grosse somme d’argent avant de disparaître

Jürgen Conings a retiré une grosse somme d’argent avant de disparaître

Voilà désormais deux semaines que la Belgique cherche désespérément Jürgen Conings. Le militaire de 36 ans, disparu avec un véritable arsenal de guerre et donc jugé dangereux, donne du fil à retordre aux autorités qui ne parviennent pas à retrouver sa trace. Si les recherches se sont principalement concentrées dans le Limbourg, d’où est originaire le fugitif et où sa voiture a été retrouvée abandonnée avec quatre lance-roquettes à l’intérieur, les enquêteurs ne sont toujours pas parvenus à mettre la main sur Jürgen Conings.

3.000 € retirés avant sa disparition

Une situation telle que beaucoup de personnes se demandent si le militaire n’est pas décédé. Une théorie qui n’est pas privilégiée par le procureur fédéral qui est convaincu que Jürgen Conings est toujours en vie. Pour appuyer ses propos, il se base sur le compte bancaire du fugitif. Comme nous l’apprend la VRT, Jürgen Conings a retiré le maximum d’argent qu’il pouvait -soit 3.000 euros- avant de disparaître. Cette grosse somme d’argent en liquide devrait l’aider à survivre mais cela complique également un peu plus le travail des enquêteurs. En effet, ils savent désormais qu’ils ne doivent pas compter sur le fait que Jürgen Conings utilise sa carte bancaire afin qu’ils puissent le localiser.

Le niveau d’alerte passe à 3

Le procureur fédéral ne veut donc pas relâcher l’attention et garde une vigilance accrue dans de nombreux centres d’asile et mosquées du Limbourg. Ce lundi, nous apprenions d’ailleurs que l’OCAM (l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace) avait décidé ce week-end de faire passer le niveau d’alerte de 2 à 3 sur plusieurs cibles.

Dimanche, sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche », la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a également affirmé n’avoir aucune indication sur un éventuel décès du militaire d’extrême droite Jürgen Conings. « On n’a pas de message ou d’idée qu’il soit mort ». « C’est très important que l’on » fasse « tout pour le retrouver », a déclaré la ministre CD&V, rappelant qu’il s’agissait d’un « fugitif potentiellement dangereux » et que tous les services de renseignement et de police étaient mobilisés pour cette traque.

Sur la chaîne publique flamande VRT, Annelies Verlinden a souligné que la menace posée par Jürgen Conings n’avait pas totalement disparu alors que les recherches pour retrouver ce vétéran de plusieurs missions à l’étranger (en Afghanistan, au Kosovo, en Irak) se poursuivent, principalement dans la province de Limbourg.

Des fouilles ont encore eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Zutendaal et l’armée et la police, aidées d’un hélicoptère, étaient à nouveau à l’œuvre dimanche à Lanklaar. « Il n’y a aucune raison de paniquer », a toutefois relativisé la ministre lors de l’émission dominicale De Zevende Dag de la VRT.

Une dizaine de personnes placées sous protection

En plus de Marc Van Ranst, un certain nombre d’autres personnes bénéficieraient d’une protection supplémentaire. Ce groupe de personnes ne comprendrait pas d’autres virologues, mais un avocat. On ne sait pas exactement ce que lui et les autres personnes concernées ont à voir avec l’affaire, mais la police craint qu’ils ne soient la cible du militaire en fuite.

Le parquet fédéral n’a pas pu et n’a pas voulu confirmer l’information. « Nous ne communiquons pas sur la sécurité des personnes », a déclaré la porte-parole Wenke Roggen.