Inondations: le Centre de crise dresse un nouveau bilan, province par province

Inondations: le Centre de crise dresse un nouveau bilan, province par province
AFP / F. Walschaerts

Les énormes ravages provoqués par les inondations se dévoilent petit à petit et les opérations de nettoyage ont commencé, avec l’aide de nombreux bénévoles, indique le Centre de crise.

En province de Liège , les opérations de pompage sont toujours en cours et plusieurs demandes d’expertise ont été lancées pour vérifier la stabilité des bâtiments. Au niveau de l’électricité, 245 cabines sont encore hors tension pour le moment, avec 17.150 ménages touchés. L’eau est, en revanche, à nouveau potable dans la totalité des communes.

Dans le Brabant Wallon , la situation est plus proche de celle d’une pré-alerte de crue et le nettoyage se poursuit. D’après le Centre de crise, 279 cabines électriques sont toutefois encore inondées et ne sont pas accessibles aux équipes techniques, laissant dès lors 20.000 clients sans électricité.

La province de Luxembourg se situe actuellement dans une phase de rétablissement et de nettoyage dans les communes touchées, tandis que dans celle de Namur la Défense apporte son soutien pour les opérations de nettoyage en cours à Profondeville, Walcourt et Yvoir. Les lignes électriques sont remises en service dans de nombreuses communes et l’eau est à nouveau potable partout.

En Flandre , aucune nouvelle intervention n’est prévue dans le Brabant flamand. Le niveau du Démer n’a pas encore été stabilisé, ce qui reste un point d’attention, alors que celui de la Dyle est encore élevé, mais reste sous contrôle. La situation est surveillée de près.

Dans le Limbourg , le niveau de la Meuse baisse fortement, avec le centre de Halen encore inondé. Le niveau de la Velpe diminue également alors que la Gette continue de monter. À Herk-de-Stad, la digue du Démer s’est rompue et cela représente un risque certain pour plusieurs villages, prévient le Centre de crise.

Ce dernier répète son appel à ne pas se rendre sur les zones sinistrées. Cela pourrait mettre en danger les opérations de sauvetage des services de secours, et de nombreuses routes sont difficiles à emprunter. Mieux vaut attendre un appel spécifique de la Croix-Rouge, si on s’est porté volontaire auprès de celle-ci, ou d’une commune pour donner ou apporter du matériel, préconise le Centre de Crise.

La Croix-Rouge recense actuellement tous les besoins dans les zones touchées et cherche une solution pour les biens qui ont été livrés jusqu’à présent et qui ne sont pas utilisés. Cela nécessite du temps et des concertations, souligne-t-on.