Faudra-t-il faire une deuxième dose de rappel du vaccin? Le CSS vient de rendre son avis

Faudra-t-il faire une deuxième dose de rappel du vaccin? Le CSS vient de rendre son avis
Belga

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) ne recommande pas, pour le moment, l’administration d’une deuxième dose de vaccin contre la Covid-19 pour la population générale, pas plus qu’il ne recommande l’administration systématique de cette dose pour les personnes de plus de 80 ans et les résidents de maisons de repos et autres communautés de soins, quel que soit leur âge.

Selon l’avis du CSS, la situation épidémiologique actuelle en Belgique n’est pas préoccupante et une deuxième dose de rappel (soit la 3e ou la quatrième dose en fonction du type de vaccin) ne devrait pas avoir d’impact sur le nombre d’admissions à l’hôpital ou la charge des soins intensifs. La situation épidémiologique doit être suivie de très près, précise-t-il toutefois.

Il reste important de se faire vacciner

L’avis insiste sur le schéma de vaccination primaire (une ou deux doses selon les produits) et la première dose de rappel qui demeurent « prioritaires » dans la lutte contre les formes graves de la maladie et doivent à ce titre être promues. Il insiste également sur l’importance d’administrer rapidement une première dose de rappel pour les personnes pour lesquelles elle est recommandée, en particulier les plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidités.

Pas d’effets secondaires

Le CSS note encore dans ses conclusions que l’efficacité vaccinale contre l’hospitalisation demeure après l’administration des doses primaires et du premier rappel. En revanche, la protection contre les infections symptomatiques diminue plus rapidement, précise-t-il. Toutefois, tant le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) que l’Agence européenne des médicaments notent qu’il n’y a pas de « preuve claire dans l’UE que la protection vaccinale contre la maladie grave diminue sensiblement chez les adultes de 60 à 79 ans ayant un système immunitaire normal et donc aucune preuve claire pour soutenir l’utilisation immédiate d’une deuxième dose de rappel ».

Par ailleurs, à ce stade de la surveillance des effets secondaires, « il n’y a pas de problème de sécurité supplémentaire lié à l’administration d’un second rappel », dit encore l’avis.