Du changement dans l’enseignement supérieur: voici les nouvelles conditions de réussite

Du changement dans l’enseignement supérieur: voici les nouvelles conditions de réussite
Ph. Unsplash

Première année de formation

Le décret fixe comme préalable la réussite des 60 crédits du bloc 1 du bachelier, qui devront à l’avenir être réussis en priorité.

Si l’étudiant réussit tous ses 60 crédits de bloc 1, il pourra logiquement poursuivre vers le bloc 2.

S’il en réussit au moins 45, il pourra comme aujourd’hui anticiper des cours du bloc 2, mais restera inscrit en bloc 1. Il devra impérativement inscrire à son programme annuel d’études (PAE) les crédits non-acquis du bloc 1. S’il réussit au moins 30 crédits, il pourra prendre des cours du bloc 2, mais avec l’accord du jury.

En dessous de 30 crédits réussis, l’étudiant devra inscrire à son PAE les crédits non acquis du bloc 1 et devra compléter son programme par des activités de remédiation. Il ne pourra prendre aucun cours du bloc 2. L’étudiant devra néanmoins avoir réussi au moins une unité d’enseignement pour pouvoir se réinscrire dans le même cursus.

Globalement, tout étudiant disposera de deux années maximum pour engranger ses 60 premiers crédits du bloc 1, trois années s’il se réoriente. Toutefois, le jury pourra décider de permettre à un étudiant de s’inscrire une troisième fois s’il a acquis au moins 50 crédits du bloc 1 au terme de ces deux années. Les crédits de bloc 1 restants devront alors impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

Des délais précis pour réussir l’ensemble du bachelier

L’étudiant jouira de maximum cinq années pour acquérir les 180 crédits de son bachelier. Les étudiants qui se seront réorientés disposeront toutefois de six années.

Passage vers le master

Le passage du bachelier vers le master est lui aussi conditionné. Ainsi, les étudiants à qui il restera un maximum de 15 crédits de bachelier à acquérir pourront anticiper des crédits de master pour lesquels ils disposent des prérequis, mais ils resteront cependant toujours bien inscrits en bachelier, et leur programme ne pourra pas excéder un total de 60 crédits.

L’objectif poursuivi est de les encourager à décrocher un diplôme de bachelier, important pour leur insertion professionnelle, avant d’entamer des crédits de master.

Des limites pour le master aussi

En master (dont la longueur est variable selon les filières), l’étudiant disposera de maximum deux ans pour réussir les masters composés de 60 crédits, de maximum quatre ans pour ceux de 120 crédits, et de maximum six ans pour réussir ceux comptabilisant 180 crédits.

La ministre Glatigny l’a reconnu mardi en commission, en cumulant toutes ses possibilités et souplesses prévues dans le nouveau décret, un étudiant pourrait bénéficier, dans le meilleur des cas, jusqu’à 10 ou 11 ans tout de même au maximum pour décrocher son diplôme universitaire.

Le texte législatif devrait être définitivement adopté par la séance plénière dans quinze jours.

Les nouvelles règles de réussite seront d’application dès la prochaine année académique, mais uniquement aux nouveaux inscrits en 1er bac.