Diagnostiqué trop tard du cancer à cause du confinement, ce Belge n’a plus qu’un an à vivre

Diagnostiqué trop tard du cancer à cause du confinement, ce Belge n’a plus qu’un an à vivre
Ph. GoFundMe

C’est une histoire que Niels Petry peine à raconter aux journalistes du Belang van Limburg. Il y a deux ans, il a été diagnostiqué d’un cancer de la peau de stade trois avec deux tumeurs se développant dans son cou. « Gagner la bataille n’est plus possible, le cancer est à son dernier stade et incurable », confie l’homme dans Het Belang van Limburg.

Propriétaire d’un gîte en Espagne qu’il gère avec sa femme Catherine, Niels avait perçu les premiers signes de la maladie le jour de son mariage, en février 2020, indique Sudinfo. « Quand Catherine m’a mis une cravate, elle a découvert une grosseur dans mon cou », explique-t-il. « Je ne me suis pas laissé envahir ce jour-là, mais j’ai ensuite pris rendez-vous avec un spécialiste de la peau ».

Le confinement fatal

Le rendez-vous est rapidement fixé au 15 mars, le jour même du début du confinement en Espagne. Le rendez-vous est alors reporté alors que la grosseur continue de grossir dans le cou de Niels. « Au final, la masse était presque aussi grosse qu’une balle de golf. Je ne pouvais plus tenir la tête droite correctement », déclare-t-il. Trois mois plus tard, le diagnostique tombe enfin. Malgré tous les traitements, les médecins découvrent en janvier de cette année que la tumeur s’est propagée au cerveau, ne laissant plus d’espoir à Niels : il ne lui reste plus qu’un an à vivre.

Selon Niels, le confinement a joué un rôle prépondérant dans l’évolution de son cancer. « Le cancer aurait été découvert dès le premier rendez-vous et les métastases ne seraient alors jamais apparues », déplore-t-il. « C’est terriblement injuste. J’ai été en colère à ce sujet pendant longtemps. Mais à quoi bon alors qu’il me reste si peu de temps ? Je me résigne à mon sort et j’essaie de profiter le plus possible de ma femme et de mes enfants ».

Alors qu’ils ont abandonné leur gîte et dépensé sans compter pour les traitements, Niels et Catherine ont épuisé toutes leurs économies. C’est pourquoi ils ont décidé de lancer un crowdfunding pour pouvoir permettre à Niels de rembourser ses traitements et de vivre un dernier bel été avec ses filles, Lore et Britt. « Ces vacances avec mes filles près de moi sont mon dernier espoir. Un été pour créer des souvenirs ensemble qu’ils pourront chérir pour le reste de leur vie », conclut-il. La famille a déjà pu récolter 10.700 euros