Des hôpitaux belges contraints de renvoyer des patients Covid chez eux

Des hôpitaux belges contraints de renvoyer des patients Covid chez eux
Belga

Ce lundi 29 novembre, l’Institut de santé publique Sciensano n’a pas publié les chiffres du jour concernant l’évolution des contaminations et des hospitalisations liées à la Covid-19 en Belgique. Mais selon les chiffres mis à jour samedi matin, entre le 20 et le 26 novembre, il y a eu en moyenne 305,7 admissions à l’hôpital par jour pour cause de coronavirus, soit une hausse de 14 % par rapport à la période de référence précédente. Au total, 3.494 personnes sont encore hospitalisées en raison du coronavirus, dont 682 patients traités en soins intensifs.

Des hôpitaux sous pression

Dans son dernier rapport, l’institut indiquait que la pression se faisait particulièrement sentir ces derniers jours, dans certaines régions, notamment dans les provinces du Luxembourg (42 %), du Limbourg (40 %) et de la Flandre occidentale (40 %). Résultat, certains hôpitaux sont contraints de prendre des décisions, parfois difficiles. Le quotidien flamand HLN raconte que dimanche soir, à l’hôpital universitaire de Gand, un patient atteint de la Covid-19 a été renvoyé chez lui. Raison invoquée : il fallait garder des lits pour des patients potentiellement plus affectés.

« La nuit qu’on pensait ne jamais vivre… la nuit où il faut renvoyer des patients chez eux »

« Et vient la nuit, qu’on ne voit que dans les films, vient la nuit qu’on pensait ne jamais vivre… la nuit où il faut renvoyer des patients chez eux », a posté sur Twitter dimanche soir sur le coup de 23h l’infectiologue flamand Steven Callens. « Un patient est arrivé aux urgences avec le Covid-19 et un problème de peau additionnel. Tout était sans danger, mais dans des circonstances normales, nous aurions gardé cette personne encore un ou deux jours pour observation. Nous avons donc fait le choix de garder un lit disponible dans le service corona, au cas où il y aurait encore des patients qui arriveraient avec un Covid-19 sévère », a-t-il détaillé ce matin dans HLN.

Une décision difficile mais nécessaire

Selon Steven Callens, c’est toujours une décision difficile à prendre pour un médecin. « Ce n’est pas une sensation agréable ; en tant que médecin, vous cherchez toujours l’option la plus sûre. ». Malheureusement, dans la situation actuelle, c’était une décision nécessaire. « Le système est sous pression et c’est difficile pour les personnes qui y travaillent », conclut-il.