Des anticorps détectés chez la plupart des résidents et du personnel des maisons de repos

Des anticorps détectés chez la plupart des résidents et du personnel des maisons de repos
Belga / D. Waem

Un échantillon aléatoire de 1.640 résidents et de 1.368 membres du personnel ont été testés parmi 69 maisons de repos belges entre le 1er février et le 24 mars. Durant cette période, 96 % des résidents et 85 % des membres du personnel avaient reçu au moins une dose de vaccin, tandis qu’ils étaient respectivement 68 et 48 % à avoir été entièrement vaccinés.

Une différence qui s’explique

Pour la KU Leuven, l’ULiège, l’UGent et Sciensano, la différence de présence d’anticorps entre résidents et personnel pourrait s’expliquer par une capacité diminuée et/ou ralentie de production d’anticorps à la suite de la vaccination. Mais cette étude ne leur permet toutefois pas de valider cette hypothèse, préviennent-ils.

En effet, une autre étude, réalisée dans des maisons de repos flamandes en novembre dernier, avant le début de la campagne de vaccination, avait démontré un nombre plus élevé de résidents (19 %) que de membres du personnel (15 %) ayant des anticorps contre le SARS-CoV-2. La comparaison des deux études pourrait donc éventuellement indiquer une moins bonne réponse immunitaire après la vaccination chez les personnes âgées, supposent les universités et l’institut de santé publique.

Les chiffres nationaux montrent pourtant une baisse évidente des hospitalisations et de la mortalité parmi les résidents de maisons de repos depuis le début de la campagne de vaccination.

Le pourcentage de membres du personnel des maisons de repos qui ont des anticorps est comparable à celui des professionnels de la santé dans les hôpitaux belges et des prestataires de soins de santé de première ligne, ajoute-t-on encore.

Des données utiles pour la suite de la vaccination

D’après Sciensano et les universités louvaniste, gantoise et liégeoise, ces résultats démontrent en tout cas un impact positif de la campagne de vaccination dans les maisons de repos belges, même si celle-ci n’était pas terminée au moment de l’étude.

Cette étude ’SCOPE’ se déroulera d’ailleurs jusqu’en décembre prochain, avec un test de l’ensemble des participants tous les deux mois. Cela pour suivre l’évolution au cours du temps de la présence d’anticorps contre le coronavirus. Les informations recueillies pourront contribuer à évaluer la nécessité d’une nouvelle dose de vaccin et son moment d’administration dans cette catégorie de la population, concluent l’institut de santé publique et les trois établissements universitaires.