De la pollution au PFOS détectée à Malines, Willebroek et Kleine-Brogel : «la norme a été dépassée 12 fois»

De la pollution au PFOS détectée à Malines, Willebroek et Kleine-Brogel : «la norme a été dépassée 12 fois»
Belga / D. Pintens

«Une enquête a été menée en 2017-2018, au moment où les pompiers ont déménagé vers le nouveau bâtiment du Nekkerhal», a déclaré le ministre flamand des Affaires intérieures, l’Open Vld Bart Somers, sur Radio 1 dans l’émission De Ochtend. «Mais il n’y a jamais eu de signal de la part de l’OVAM pour indiquer que des mesures spéciales devaient être prises. Et maintenant, soudainement, nous recevons un message stipulant que la norme a été dépassée 12 fois et que des mesures supplémentaires doivent être mises en place», s’étonne celui qui est aussi bourgmestre empêché de Malines.

Mesures et recommandations

La zone non pavée située sur le site de l’ancienne caserne de pompiers sera fermée afin que les enfants ne puissent plus y jouer, a annoncé le conseil communal local samedi après-midi. En outre, la zone pavée sera rincée chaque semaine avec de l’eau. Dans un rayon de 100 mètres, les autorités malinoises demandent de ne pas utiliser les eaux souterraines et de ne pas manger trop de légumes du jardin. Lorsque ces derniers sont tout de même consommés, il est conseillé de les laver soigneusement au préalable.

La Ville de Malines recommande également de ne pas utiliser le compost de son propre jardin, d’éviter autant que possible l’épandage sur les terres en jachère et d’appliquer une bonne hygiène comme le lavage des mains, mais aussi le nettoyage à l’eau des espaces intérieurs.

Plus de sites contaminés?

De l’avis de l’Agence flamande Soins et Santé, ce rayon de 100 mètres est actuellement suffisant car, en cas de propagation par la mousse d’extinction, on suppose actuellement que la contamination du sol par les PFOS ne se répandra pas loin dans l’environnement. Les eaux souterraines restent extrêmement vulnérables à la contamination. Une étude antérieure de l’OVAM sur deux de ces sites a montré une diminution rapide des concentrations de PFOS à cette source en fonction de la distance. Le 24 juin, les habitants du quartier autour de l’ancienne caserne de pompiers recevront toutes les informations sur les mesures à prendre lors d’une soirée d’information.

Bart Somers craint que de nombreuses casernes de pompiers en Flandre ne présentent un danger, car la mousse d’extinction contenait le polluant PFOS. «Nous devons prendre des mesures sur tous ces sites dès que possible afin de pouvoir évaluer l’étendue du problème», a ponctué le ministre.