Codeco : Plusieurs discothèques envisagent de contester les nouvelles mesures

Codeco : Plusieurs discothèques envisagent de contester les nouvelles mesures
Belga / E. Lalmand

Le Codeco a annoncé l’obligation, en plus de la possession du Covid Safe Ticket (CST), du port du masque dans les événements, l’horeca et le monde de la nuit. Si certains établissements ne veulent pas forcer leurs clients à danser avec un masque, ils pourront exiger un autotest sur place en plus du CST.

«Une approche absurde»

«Cette approche est absurde et loin de toute réalité», déplorent à l’unisson une quarantaine de clubs. «De cette façon et avec ces restrictions, une discothèque ne peut pas opérer. En outre, les visiteurs vont fuir si bien que le gouvernement organise en fait un boycott qui nous force à fermer dans les faits, sans pourtant imposer de fermeture».

Les discothèques n’excluent donc pas que certains clubs ne se soumettent pas «à cette démarche absurde de stigmatisation». En outre, certains établissements compter porter la mesure devant le Conseil d’Etat, selon ce communiqué. «Les clubs contesteront cette approche détournée, non scientifique et non fonctionnelle, qui ne va pas en soi faire baisser les chiffres du coronavirus», poursuit le secteur.

Les signataires pointent encore que le gouvernement doit sauver financièrement le secteur de la nuit. La déclaration réunion une quarantaine d’établissements.

Le SNI craint un impact important

Le syndicat neutre pour indépendants (SNI) salue la décision du Codeco de n’avoir fermé aucun secteur face au rebond épidémique, mais craint un impact économique important sur l’horeca et les discothèques. «De nombreuses mesures nous semblent plus symboliques qu’efficaces», a-t-il indiqué mercredi soir.

Le SNI juge la nouvelle mesure «décevante». «Les exploitants horeca devront agir encore davantage comme des policiers. Ce n’est pas leur travail. Le plaisir d’aller dans les bars aura complètement disparu et le secteur le ressentira», déplore l’organisation.

Dans les discothèques, la possibilité de réaliser un test rapide pour pouvoir se passer du masque risque de «devenir ingérable sur le plan organisationnel», craint encore le SNI. «Nous ne cessons de répéter qu’un plan beaucoup plus solide est nécessaire pour s’attaquer aux sources de contamination», ajoute le syndicat, regrettant «l’effet négatif» du CST sur le chiffre d’affaires des exploitants.