Certaines libertés des non-vaccinés pourraient être restreintes, estime Frank Vandenbroucke

Certaines libertés des non-vaccinés pourraient être restreintes, estime Frank Vandenbroucke
Ph. Belga

En début de semaine, M. Bouchez, avait qualifié sur le plateau de Terzake l’introduction d’un pass sanitaire à Bruxelles d’« échec de la politique corona bruxelloise ». Il avait ajouté que, selon lui, la non-imposition de la vaccination mais l’introduction du Corona Safe Ticket représentait une « fausse liberté ». « Vous ne pouvez pas dire aux gens qu’ils ont le choix de se faire vacciner ou non et ensuite, s’ils ont fait le « mauvais » choix, leur rendre la vie difficile », a déclaré le président du MR. « Si on laisse vraiment la liberté de se faire vacciner, il faut accepter que certaines personnes ne le fassent pas. »

« Protéger la société »

« Je suis en total désaccord avec Georges-Louis Bouchez », a réagi le ministre Vooruit Frank Vandenbroucke sur Terzake jeudi. « Les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner peuvent se voir refuser un certain nombre de libertés. Si vous ne voulez pas être vacciné, vous devez être prêt à vous faire tester tous les jours lorsque vous sortez et cela va rapidement coûter cher. Vous pouvez imposer un certain nombre de restrictions à quelqu’un s’il ne veut pas se faire vacciner afin de protéger la société », a ajouté M. Vandenbroucke.

Le ministre de la Santé considère également que Bruxelles devrait introduire un pass sanitaire « de toute urgence ». Mais pointer du doigt la capitale ou la blâmer n’arrangera pas les choses, estime-t-il. Par exemple, le taux de vaccination à Anvers est beaucoup plus faible que dans les communes environnantes. Selon M. Vandenbroucke, ce n’est pas parce que le bourgmestre ou le conseil communal en font trop peu. « Nous ne devons pas blâmer les habitants d’Anvers, nous devons les aider à passer à la vitesse supérieure dans la mesure du possible. »