Bientôt près de 600 € par mois pour sa facture de gaz et d’électricité? «Les perspectives ne sont pas roses du tout»

Le prix du gaz continue de battre des records. Si la situation actuelle perdure, la facture moyenne d’un ménage belge qui se chauffe au gaz et qui consomme de l’électricité de façon normale va atteindre 7.000 € par an.

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Ces derniers mois, de nombreux ménages belges ont vu leur facture de gaz et d’électricité exploser. Malheureusement, ce serait loin d’être terminé. D’avril à juin, en Belgique, l’inflation totale s’est établie à 9,9% en moyenne. L’inflation a été alimentée par la flambée des prix de l’énergie (+64,3% au deuxième trimestre), dans la foulée de la guerre en Ukraine.

Une situation «catastrophique»

Fin juillet, le prix du gaz naturel européen dépassait les 190 € le MWh, renouant ainsi avec ses niveaux du début de l’invasion russe de l’Ukraine. La semaine dernière, le prix a même passé la barre des 200 € le MWh.

Ces derniers mois, le prix du gaz n’a donc pas baissé. Pour rappel, le prix était aux alentours de 20 € mégawattheure il y a deux ans. La situation ne devrait pas s’améliorer avec l’automne et l’hiver qui approchent. «Nous sommes aujourd’hui à plus de 200 €, et le plus inquiétant et que cela dure depuis plusieurs semaines. La situation est aujourd’hui bien plus catastrophique que tout ce dont on a parlé ces derniers mois…», a indiqué à la DH Damien Ernst, spécialiste en énergie et professeur à l’Université de Liège.

Vers une facture de près de 600 € par mois

De plus, le prix de l’électricité dépend du prix du gaz. La facture est donc également très élevée à ce niveau. Le professeur de l’ULG a fait les comptes en se basant sur les prix actuels. Il estime qu’un ménage belge habitant une «petite maison classique, sans piscine ou dispositif extravagant» pourrait bientôt payer 4.500 € par an rien que pour le gaz et 2.500 € pour l’électricité, soit une facture annuelle de 7.000 € et une facture mensuelle de 583 €.

«Les perspectives ne sont pas roses du tout. Les entreprises sont également concernées, et cela va de la petite boulangerie ou gros industriel énergivores. On va connaître des fermetures car certains ne sauront plus payer…», estime Damien Ernst.