Zoom sur le SwimRun pour les adeptes d'aventures sportives et de paysages naturels

Zoom sur le SwimRun pour les adeptes d'aventures sportives et de paysages naturels

Le SwimRun tire ses racines de Suède où, après un pari, quelques amis amoureux de nature et d'aventure ont cherché à rejoindre un village dans les archipels à 70 km au Nord en courant et nageant à travers les différentes îles. C'était en 2002. La discipline était née. Après avoir posé ses premiers jalons en Scandinavie, elle est arrivée en Grande-Bretagne, en Suisse où elle connait un grand essor puis, plus timidement, en France.

En 2006, sa première édition officielle voit le jour avec Otillo, une course de 64 km de course à pied et 10 km à la nage, en mode alternatif. Elle oppose 11 duos, dont seuls 2 franchissent la ligne d'arrivée.

Une discipline épuisante

Régulièrement reconduite depuis, cette pionnière du SwimRun est décrite comme épuisante, car l'eau est glacée et la durée de l'épreuve peut aller jusque 20 heures et plus. Autre difficulté, dans le SwimRun, l'absence de transition et le port de tout l'équipement avec soi, ce qui implique donc de nager...en baskets. Elle attire néanmoins chaque année 120 équipes de près de 24 nationalités.

L'équipement se compose d'une combinaison néoprène, de chaussures de running et autres accessoires : sifflet, boussole, boitier GPS. Palmes, pulls, pull buoy et plaquettes ou longes sont autorisés.

Rattaché depuis peu à la Fédération française de triathlon, ce sport a trouvé son essor en France depuis 2016, où trois événements étaient organisés. On en compte cette année une cinquantaine dont cinq sont qualificatifs pour les Championnats du monde. Différentes courses de plusieurs formats ont notamment vu le jour à Marseille, Saint-Raphael ou dans le Languedoc, les Pyrénées et la Bretagne.

Riche en émotions

Riche en émotions, le SwimRun nécessite esprit d'équipe, cohésion, entraide et écoute de soi et des autres. Ses adeptes viennent essentiellement du monde du triathlon, du marathon ou encore du trail. La discipline réunit aussi les fans de pratique de sports outdoor. Nul besoin d'être un grand nageur ni de courir vite. Topographie des lieux, dénivelé, nature changeante, courants, vent et soleil font aussi et surtout partie de l'aventure. Sachant que la préservation du milieu naturel prime.

Très complet, ce sport développe l'endurance, le système cardiorespiratoire et la plupart des muscles. S'y adonner nécessite néanmoins une excellente condition sportive, certificat médical à l'appui.

Avis aux amateurs, les prochaines courses auront lieu en Finlande le 1er juillet pour le Midnigtsun sur une distance totale de 30,3 km et en Suède le 5 pour Vansbro et Vansbro relais.