Voici comment comprendre les taux d'efficacité des différents vaccins

Voici comment comprendre les taux d'efficacité des différents vaccins

Pfizer et Moderna efficaces à 90%, AstraZeneca à 70% et Johnson & Johnson à 67%. De quoi semer le doute chez plusieurs personnes qui s'interrogent sur « l'intérêt de prendre le risque de se faire vacciner en ayant encore 30 % de probabilité de contracter la maladie ».

Sauf que c'est faux, comme l'expliquent nos confrères de Sudinfo: on calcule en fait l'efficacité d'un vaccin en comparant le nombre de cas d'infections qui survient dans une population vaccinée par rapport à un groupe non vacciné. Un vaccin efficace à 70 % signifie que dans un groupe de personnes non vaccinées où

Concernant la Covid, quand on dit par exemple qu'Astrazeneca est «efficace à 70 % contre la Covid-19», cela signifie que le vaccin en question réduit de 70 % le risque de développer une forme symptomatique de la maladie par rapport à un groupe témoin qui n'a pas reçu le vaccin, dans un moment où le virus circule. Sans compter que différents taux d'efficacité peuvent être mis en avant : ainsi, l'efficacité du vaccin de Johnson & Johnson est de 67 % en général, mais elle monte à 85 % lorsque l'on se concentre sur la prévention des formes graves de la maladie.

Un calcul en phase de test

L'efficacité d'un vaccin est calculée à l'issue de grands essais consistent à recruter des milliers de volontaires, détaillent nos confrères du quotidien Le Monde. La moitié des participants reçoivent un vaccin, l'autre un placebo. On attend ensuite que suffisamment de personnes contractent la maladie pour pouvoir effectuer des analyses statistiques. L'efficacité du vaccin est évaluée en fonction du nombre de cas recensés dans chaque groupe (vaccinés contre placebo). Le consensus international fixe le seuil d'efficacité à au moins 50 % pour les vaccins contre la Covid-19. C'est, en moyenne, équivalent au taux d'efficacité des vaccins contre la grippe saisonnière (40-60 %).

Être vacciné n'empêche effectivement pas totalement de contracter le virus, mais en ayant plus de probabilité de n'avoir pas de symptômes ou qu'ils soient légers. Ainsi, chaque hiver, des personnes vaccinées contre la grippe saisonnière contractent tout de même la grippe, mais dans la plupart des cas de façon plus atténuée que si elles n'avaient pas reçu le vaccin.