Une entreprise américaine va implanter des micropuces à ses employés

Une entreprise américaine va implanter des micropuces à ses employés

La société Three Square Market, qui fournit de la technologie pour les salles de repos des entreprises ne veut en aucun cas louper le coche de l'évolution. Celle-ci a donc décidé d'implanter des micropuces à ses employés, à partir du 1er août, afin de faciliter leurs achats au sein de la société.

Plus besoin de monnaie ou de carte de crédit, ces derniers n'auront plus qu'à passer leur main devant un scanner ce qui leur permettra de payer par voie électronique. Jusqu'à présent, cinquante personnes se sont déjà portées volontaires pour tester le système, bien que l'entreprise explique que cette dernière ne soit pas obligatoire.

Ph. Three Square Market

Plusieurs fonctions

Mais Three Square Market ne compte pas s'arrêter là. Cette micropuce pourra également servir de clé électronique pour ouvrir les portes ou encore identifier l'utilisateur lorsqu'il se connectera à un ordinateur comme le rapporte l'agence de presse américaine UPI. "Nous prévoyons l'utilisation de la technologie RFID (Radio-Frequency Identification) pour tout faire. Faire des achats dans notre salle de repos, ouvrir les portes, utiliser les photocopieurs, ouvrir une session d'ordinateur, dévérouiller les téléphones, partager des cartes de visite, stocker des informations médicales et sanitaires et utiliser comme paiement", a déclaré Todd Westby, le chef de la direction dans un communiqué.

Quid de la vie privée ?

Une technologie que Three Square Market assure être la première à utiliser alors qu'elle a néanmoins déjà été mise en pratique au moins depuis 2014 en Suède. Et celle-ci n'apporte pas forcément que des avantages comme l'explique le microbiologiste de l'université suédoise Karolinska, Ben Libberton, qui y voit certains risques: "Conceptuellement, vous pouvez obtenir des données sur votre santé et vous pourriez [obtenir] des données  comme la fréquence de votre travail, combien de temps vous travaillez, si vous prenez des pauses toilettes et des choses comme ça". "Toutes ces données pourraient être collectées. La question est de savoir ce qui se passe ensuite ? A qui cela va-t-il servir ? Qui va l'utiliser ? Et qui va le voir ?", interroge-t-il.