Un nouvel hôpital pour animaux sauvages s'installera bientôt en Wallonie

Un nouvel hôpital pour animaux sauvages s'installera bientôt en Wallonie

«Le printemps dernier, une multitude de centres de revalidation pour la faune sauvage ont dû fermer leurs portes au public à la suite de l'atteinte maximale de leurs capacités d'accueil», contextualise Nadège Pineau, responsable du centre de soins à Bruxelles. «Certains animaux n'ont pas pu être pris en charge par manque de moyens et d'infrastructures adaptées. Des riverains ont dû faire plusieurs centaines de kilomètres pour apporter un animal blessé au Centre de Soins de Bruxelles parce qu'il n'y avait pas d'autre solution.»

Cela fait déjà plusieurs mois que l'équipe de la Ligue travaille sur ce projet d'installation d'un hôpital dédié à la faune sauvage au sud du pays, avec la volonté d'en faire la référence en termes de soins, de préservation, de revalidation mais aussi de pédagogie.

Plusieurs espaces et des volières

L'objectif est que ce nouvel espace permette de former les soigneurs, les membres de la ligue et tous les bénévoles des différents centres. Il devrait héberger un espace de conférences à l'attention du grand public «pour la sensibilisation à la préservation de la nature et de la biodiversité». Un pôle «Recherche» y sera par ailleurs développé et permettra de multiples collaborations avec les universités, entre autres de Liège et de Louvain-la-Neuve, affirme la Ligue.

Concrètement, la surface totale du futur bâtiment devrait avoisiner les 1.500 à 2.000 mètres carrés, mais pour permettre aux rapaces et autres grands échassiers de récupérer toutes leurs capacités d'envol, des volières en extérieur seront aussi nécessaires. La surface de terrain devra donc être d'au moins trois hectares. Pour des facilités d'accès, le nouveau centre devra idéalement être situé à proximité d'une autoroute ou de grands axes.

«Contactez-nous (info@protectiondesoiseaux.be), si vous disposez ou avez connaissance d'un terrain susceptible de convenir aux exigences d'installation», demande Jean-François Buslain, Directeur de la LRBPO. «De notre côté, de nombreux contacts ont déjà été pris, et différentes pistes sont envisagées. Toutes les options restent ouvertes.»

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