Un confinement localisé à Anvers?

Un confinement localisé à Anvers?

Après avoir participé au Conseil national de sécurité en matinée, la gouverneur d'Anvers Cathy Berx présidait encore en fin d'après-midi une cellule de crise dans sa province. Elle avait été invitée au CNS tout comme son homologue de Flandre occidentale. Les attentes semblent claires: qu'un confinement local soit instauré, particulièrement dans certains quartiers de la ville d'Anvers elle-même, où on a observé un «boom» des contaminations.

«Ce n'est pas au CNS de prendre des mesures qui impactent localement. Chacun doit prendre ses responsabilités à son niveau. Le lockdown local doit être pris par le bourgmestre, ou par le gouverneur à défaut», explique David Clarinval, alors que la polémique enfle sur le choix du bourgmestre Bart de Wever de ne pas erendre plus de mesures. Son collègue du gouvernement fédéral, le ministre CD&V Pieter De Crem précise au micro de la VRT qu'un confinement local, tel que celui attendu à Anvers, pourra être d'isoler quelques rues, ou même quelques blocs d'appartements. «Cela pourrait être à ce niveau, car on peut difficilement confiner toute une ville. Les autorités locales ont demandé avec insistance de pouvoir faire du sur-mesure. Nous leur avons donné la semaine dernière cette possibilité, que l'on a encore affinée».

De l'avis des deux ministres, les mesures prises lundi devraient être «suffisantes». «Il y aura sans doute encore des mesures en termes de retour de vacances qui seront prises fin de la semaine», explique David Clarinval, mais pour le reste il ne devrait pas y avoir d'autres mesures à court terme. Celles de lundi valent à partir de mercredi et a priori pour quatre semaines, au minimum. D'ici fin août, «on ne reviendra pas sur la règle de la bulle des cinq», assure Maggie De Block.