Un bateau géant transformera la pollution plastique en énergie

Un bateau géant transformera la pollution plastique en énergie

Chaque minute, 17 tonnes de plastiques se retrouvent dans les océans. Soit près de 9 millions de tonnes par année. Grâce à sa technologie de pointe, le « Manta » pourra récupérer les déchets à partir de 10 millimètres et jusqu'à un mètre de profondeur.  

De même que pour se nourrir, la raie Manta nage la gueule ouverte, filtrant l'eau pour avaler plancton, méduses, et autres crustacés, le « Manta » avale des déchets plastiques pour nourrir ses équipements de propulsion et mener à bien ses missions de dépollution.

Pour ce faire, il est équipé de tapis roulants inclinés, de système de collecte de surface, de deux grues et de deux petits bateaux autonomes pour atteindre des zones plus étroites.

Une véritable usine embarquée

Une fois remontés sur le ponton, les déchets seront triés. Les déchets en métal, en verre ou en aluminium seront ramenés à terre afin d'être recyclés. Les plastiques seront quant à eux transformés en électricité directement à bord grâce à un système de pyrolyse.

Ce bateau-usine sera donc alimenté par des énergies renouvelables et sera à 75% autonome. Outre l'électricité produite à bord, il compte également 500 m2 de panneaux photovoltaïques, de deux éoliennes et de deux hydrogénérateurs. Sans oublier, bien sûr, les voiles de 1.500 m2.

À son bord, le « Manta » accueillera également des équipes de scientifiques qui étudieront la pollution plastique.

L'objectif est de traiter 5000 à 10 000 tonnes de déchets plastiques par an. Yves Bourgnon et son équipe espèrent mettre le « Manta » à l'eau en 2024.

Il interviendra principalement en Asie, en Afrique et en Amérique du sud, sur des secteurs stratégiques où la pollution plastique marine est particulièrement dense : zones côtières, rivières, embouchures des grands fleuves et estuaires. Le « Manta » pourra également intervenir pour des missions d'urgence en cas de catastrophe naturelle ou climatique.

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(or)