Tué par balle lors d'une partie de chasse à Comines : « j'en rêve encore la nuit »

Tué par balle lors d'une partie de chasse à Comines : « j'en rêve encore la nuit »

Ce 15 août 2018, Vicky, bien qu'à la retraite, avait longuement hésité à abandonner la ferme familiale où du travail attendait. Encouragé par son fils, il avait finalement décidé d'accepter l'invitation de son ami Guy à participer à l'ouverture de la chasse aux gibiers d'eau, dans la région de Comines.

Dans l'après-midi, alors que les rabatteurs faisaient progresser le gibier vers eux, un coup de feu retenti. Vicky s'écroule. Il perd la vie, laissant derrière lui une famille inconsolable. « Mamie guette encore par la fenêtre et espère le voir arriver », confie sa fille.

Pour la famille, les années passent mais la rancœur est toujours tenace : depuis cet après-midi tragique, Guy, le tireur de 75 ans ne s'est jamais manifesté et il continue à chasser.

« J'en rêve la nuit »

Celui-ci s'est exprimé cette semaine au tribunal : « J'étais effondré ce jour-là et ma vie a complètement changé depuis ce drame. J'en rêve encore la nuit. C'est aussi une situation dramatique pour mes proches », a-t-il déclaré, comme le rapportent les titres de Sudpresse ce mardi.

Depuis le banc des prévenus, il reconnaît une erreur : celle de ne pas avoir plié son arme et d'avoir maintenu son doigt sur la gâchette. Mais plaide la thèse de l'accident : le coup est parti parce qu'il a glissé en raison du sol marécageux. Une thèse confirmée par l'expert en balistique, les traces de pieds au sol l'attestant.

Néanmoins, Guy s'est montré « négligent et imprudent », soutient la substitut du procureur du roi qui a requis un an de prison avec sursis pour homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution. La défense a plaidé la suspension simple du prononcé de la condamnation.

Le verdict est attendu pour le 7 juin.

Lire aussi : Elle pose avec ses trophées de chasse pour « soutenir la protection des animaux »