Tiny house : beaucoup en rêvent mais peu sautent le pas

Tiny house : beaucoup en rêvent mais peu sautent le pas

Depuis plusieurs années, les tiny houses font rêver les aventuriers ou fondre les cœurs des fans de polly pockets, ces maisons de poche pliables en vogue dans les années 90. Chacun y projette ses fantasmes. Maison cocon perdu au milieu des bois dont on rêvait gamin, ou maison roulotte, symbole ultime de liberté dans une période de restrictions, la tiny house fait rêver avec sa surface exigüe -entre 10 et 30 m²-, où tout est calculé au millimètre près. Preuve de cet engouement, Google recense plus d'un milliard de requêtes sur le terme. Et Instagram regroupe deux millions de publications sous le hashtag "tinyhouse". Bref, fini la classe à Dallas. Aujourd'hui, on rêve d'être libre d'habiter là où l'on veut, avec le strict minimum.

Micro-maisons, micro-succès

Malgré les jolies images qui ont dépoussiéré la caravane vieillotte ou le bungalow miteux, la tiny house peine à trouver son public. Difficile de chiffrer avec précision le nombre de ces mini-demeures dans le monde. Selon le groupe Facebook Collectif Tiny House, il existerait 600 "tinyhistes" dans l'Hexagone. Un chiffre difficile à confirmer car aucun formulaire ne permet de déclarer sa tiny house à la mairie. Ces constructions sont, au mieux, considérées comme des caravanes de loisir.

Selon les estimations du journal "Le Monde", il y aurait un peu plus de 10.000 mini-maisons aux Etats-Unis, pays dont est originaire le mouvement. Selon le quotidien, qui analyse les raisons de ce "tiny" succès, l'un des freins est d'ordre financier. Les banques se montrent en effet frileuses face à ce projet immobilier alternatif, même si l'investissement est pourtant bien moins élevé que pour une maison classique. Il faut compter entre 35.000 et 45.000 euros pour une trentaine de mètres carrés.

Lire aussi : Bonne nouvelle pour les propriétaires de tiny house en Belgique