Salah Abdeslam hurle sur un enquêteur: «C’est quand qu’on aura la parole?!»

Salah Abdeslam hurle sur un enquêteur: «C’est quand qu’on aura la parole?!»
AFP / B. Peyrucq

Commissaire de police, « Sdat 99 », l’identification sous laquelle il dépose, est chargé de présenter l’enquête.

Dès le début de son exposé devant la cour d’assises spéciale, Salah Abdeslam, s’est mis à hurler, sans micro, depuis le box des accusés : « C’est quand qu’on aura la parole ?! »

« Monsieur Abdeslam, si vous continuez vous allez sortir du box », le prévient alors, calmement mais fermement, le président Jean-Louis Périès. Il doit s’y reprendre à plusieurs fois avant que le Franco-marocain de 31 ans ne finisse par se taire.

L’intervention intempestive de l’accusé n’a pas perturbé l’enquêteur.

« Une enquête sans précédent »

En détails, il a décrit les « défis » d’une « enquête sans précédent » avec des « constatations simultanées sur huit scènes de crime », tout en procédant « à une collecte minutieuse de toutes les traces d’indices qui peuvent être microscopiques ».

Plus de 1.000 enquêteurs ont été mis sur le pont, et confrontés à des « scènes indicibles », précise le policier, « dans un schéma de course contre la montre » et de « risque de sur-attentat ».

Son intervention, prévue sur plusieurs heures, doit être suivie des questions des avocats généraux, des avocats des parties civiles et de la défense. Mardi, il cédera la barre à la juge antiterroriste belge Isabelle Panou.