Prochaine étape des primaires américaines : le New Hampshire

Prochaine étape des primaires américaines : le New Hampshire

Sept candidats républicains à la Maison Blanche se sont affrontés samedi soir lors d'un huitième débat particulièrement tendu, avant les élections primaires du New Hampshire qui pourraient sonner mardi le glas des ambitions des plus faibles.

Le sénateur de Floride Marco Rubio a été la cible de critiques immédiates, ses opposants cherchant à freiner sa progression, après son score meilleur que prévu dans l'Iowa (il a terminé 3e derrière Ted Cruz et Donald Trump), le premier État qui avait voté lundi dernier.

«Il n'a tout simplement pas l'expérience», a d'entrée de jeu lancé le gouverneur du New Jersey Chris Christie, au cours d'une tirade particulièrement virulente. En tant que sénateur, «vous n'avez été impliqué dans aucune décision importante dans laquelle votre responsabilité était engagée», a-t-il insisté à l'adresse de Marco Rubio.

«Quand je deviendrai président des États-Unis, nous allons ré-embrasser toute les choses qui ont fait de l'Amérique le plus grand pays du monde», a répondu Marco Rubio, concentrant ses attaques sur Barack Obama.

Donald Trump s'est lui présenté d'entrée de jeu comme celui ayant «le meilleur tempérament» pour devenir président.

La conquête des indépendants

M. Cavanaugh / Getty / AFP

Le débat télévisé de samedi était particulièrement important: le petit État du New Hampshire (nord-est) est le deuxième état à voter, dans le long marathon qui désignera les candidats, républicain et démocrate, à l'élection présidentielle du 8 novembre pour succéder à Barack Obama.

Il donne généralement le ton pour la suite, les candidats les plus faibles n'y survivent souvent pas. La moyenne des sondages réalisée par le site RealClearPolitics annonce Donald Trump en tête (30 %)  dans cet État où les électeurs sont  aussi réputés pour ne se décider qu'au dernier moment. Le milliardaire devance Marco Rubio (16,4 %), Ted Cruz  (12 %) et le gouverneur de l'Ohio John Kasich (12 %).

Mais comme le disent plusieurs observateurs, il faut se méfier des sondages pour cette primaires ouvertes du New Hampshire. Car le scrutin de mardi dans cet État de Nouvelle-Angleterre autorise le vote des indépendants, là où l'Iowa réservait ses caucus aux seuls inscrits des partis démocrate et républicain. Les électeurs indépendants, qui peuvent choisir de voter démocrate ou républicain, y sont très nombreux, 44% du total. Ils ont été particulièrement courtisés.

Le débat se durcit aussi chez les démocrates

AFP / Getty / J. Sullivan

La course à l'investiture s'intensifie également chez les démocrates. Devancée dans plusieurs sondages, Hillary Clinton a haussé le ton face à son challenger, Bernie Sanders. Les jeunes démocrates fraîchement inscrits pour voter succombent en masse au sénateur de 74 ans aux sept petits-enfants, posant à sa concurrente un problème de taille au moment où la course à la Maison Blanche se resserre.

L'une des critiques les plus fréquentes adressées à Hillary Clinton porte sur le fait que son message concernant l'expérience met trop l'accent sur elle-même, tandis que Bernie Sanders consacre davantage de temps à dire aux électeurs ce qu'il va faire pour eux.

Clinton a redoublé d'intensité son discours en espérant que le scénario de 2008 ne se répète pas. L'ex-secrétaire d'état avait remporté la primaire du New Hampshire face à Barack Obama qui avait finalement remporté le sprint final.

Nicolas Naizy avec AFP

Crédit ph.: AFP / J. Samad