L'iPod souffle ses 15 bougies

L'iPod souffle ses 15 bougies

Véritable révolution à sa sortie, le 23 octobre 2001, l'iPod (5Go, 399$) a relancé les activités de l'Apple de Steve Jobs. Mais ce lecteur multimédia portable, à disque dur ultra-compact, ne séduit pas directement les foules, d'autant que la première version ne fonctionne pas sous Windows, pourtant majoritaire. Une lacune que le groupe comble dès août 2002 avec une nouvelle version (499$), augmentant par la même occasion ses capacités de stockage à 10 et 20Go.

Ces changements marqueront le début de la suprématie de ce baladeur MP3 que s'arrachent les mélomanes désireux d'avoir leur discographie en poche. Le succès commercial sera entériné en 2004 alors que ses ventes sont dopées par l'arrivée de la version Windows iTunes, celle de l'iTunes Music Store (2003) mais surtout lorsque l'iPod subit une batterie de déclinaisons avec le Mini (2004, 249$), le Nano (2005; entre 199 et 249$) et le Shuffle (2005; entre 99 et 149$). Ces nouveaux modèles aux capacités améliorées achèveront la démocratisation de l'appareil et de sa musique dématérialisée pour l'imposer sur un marché ultra-concurrentiel.

Virage numérique

Dévoilé au monde en 2007, l'iPod Touch (entre 199 $ et 299$) marquera la dernière évolution franche du lecteur. Écran tactile, caméra haute définition, plus grand espace de stockage, Bluetooth, Wifi, système d'exploitation optimisé… ces transformations ne suffiront pourtant pas à enrayer la stagnation puis l'érosion des ventes de ce baladeur. Une hémorragie qui commencera en 2008 avec la sortie du premier iPhone 3G car cette innovation redessine alors le marché musical.

À l'heure actuelle, si la production du «Classic» a été stoppée en septembre 2014, force est de constater que la firme dirigée par Tim Cook ne place plus dans ses MP3 les mêmes espoirs de rentabilité. Toutefois, le groupe n'abandonne ses ambitions dans l'univers musical. Les efforts déployés pour faire progresser l'iTunes Store, la radio Beats 1 et son service de streaming Apple Music en sont les meilleures preuves. Normal quand on sait que, d'après la Fédération internationale de l'industrie phonographique, les recettes du numérique représentent aujourd'hui 45% de toutes les recettes générées par la musique. Soit 6,7 milliards $.

 

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