L'Europe prête à faire face aux difficultés économiques liées au coronavirus

L'Europe prête à faire face aux difficultés économiques liées au coronavirus

«Notre réponse nécessite clairement de faire face à la gravité de la situation», a déclaré le Commissaire européen aux Affaires économiques, l'Italien Paolo Gentiloni, après une vidéoconférence de cinq heures des ministres, à laquelle assistait la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Les ministres européens des Finances ont salué la décision de la Commission de faire preuve de toute la flexibilité nécessaire quant aux règles de discipline budgétaire et sur les aides d'Etat.

Cette souplesse est particulièrement importante pour l'Italie, pays de l'UE le plus touché par le coronavirus et qui a lancé un important plan de soutien à son économie, creusant davantage son déficit public. M. Gentiloni a aussi souligné la «nécessité d'une coordination sans précédent des questions budgétaires dans l'UE».

Pas encore de fonds de sauvetage

Mais les 27 ministres des Finances ne se sont pas entendus sur un éventuel recours au fonds de sauvetage de la zone euro, ou Mécanisme européen de stabilité (MES), créé en 2012, lors de la crise de la dette, pour venir en aide aux Etats rencontrant des problèmes de financement sur les marchés.

Outre les traditionnelles réticences des pays d'Europe du Nord, comme l'Allemagne, certains, dont l'Italie, jugent qu'il serait prématuré de l'évoquer et qu'un tel signal pourrait plus inquiéter que rassurer les marchés. Le président de l'Eurogroupe, qui rassembles les 19 pays de la zone euro, Mario Centeno, a appelé la Commission et le MES, «à réfléchir à des voies, qui pourraient leurs permettre de répondre dans le cadre de leur mandat aux défis posés par le coronavirus».

Le MES prêt à agir

Lors de la réunion «on nous a demandé de regarder ce que nous pouvons faire, comment nous pouvons contribuer à aider sous des conditions très différentes (de celles de la crise de la dette, ndlr), et c'est ce que nous allons faire», a dit le directeur du MES, l'Allemand Klaus Regling, aux côtés de l'Italien Gentiloni.

Doté d'une force de frappe de 410 milliards €, le MES, qui est gouverné par les 19 ministres des Finances de la zone euro, peut fournir des prêts aux Etats dans le besoin, en se finançant sur les marchés. Avant la réunion, M. Centeno avait jugé que «le confinement forcé mettait les économies européennes dans une situation semblable à celle d'une guerre».

«Nous avons besoin d'une réponse monétaire et budgétaire forte au niveau national et supranational», avait déclaré Nadia Calvino, ministre espagnole de l'Economie, appelant à une «réponse commune et coordonnée de toute l'Europe».

La Banque Européenne d'investissement (BEI), basée à Luxembourg, a par ailleurs annoncé lundi soir qu'elle allait mobiliser jusqu'à 40 milliards € pour faire face à la crise et a appelé les Etats membres à établir de nouvelles garanties pour les PME.

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