Les poubelles flottantes « Seabin » débarquent en France

Les poubelles flottantes « Seabin » débarquent en France

Fin 2015, nous vous présentions le Seabin Project. Deux amis australiens, l'un surfeur et l'autre constructeur de bateaux, avaient mis au point une poubelle flottante capable d'avaler les déchets qui se trouvent à la surface de l'eau. A l'époque, une campagne de financement leur avait permis de récolter près de 270.000 dollars.

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Adoptées par douze pays

Deux ans et demi plus tard, ces innovantes poubelles des mers continuent de séduire aux quatre coins du globe. Douze pays les ont déjà adoptées. En France, après des tests effectués à Marseille et à La Grande-Motte, c'est Paris qui se jette à l'eau. La mairie de Paris a annoncé que six « Seabin » seront installés dès la mi-juin au bassin de la Villette. « Les poubelles seront disposées non loin des recoins où les déchets flottants sont difficilement accessibles par les bateaux nettoyeurs et des services de propreté », a expliqué au Parisien le cabinet de l'adjointe chargée de l'environnement et du développement durable.

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Comment ça marche ?

Ces dispositifs fonctionnent grâce à une pompe silencieuse et puissante capable d'aspirer et de filtrer jusqu'à 25.000 litres d'eau par heure. Les déchets flottant à la surface de l'eau restent prisonniers dans « Seabin ». En moyenne, une poubelle flottante récolte 1,5 kilo de déchets par jour. Selon le Huffington Post, il s'agit de 29 % de mégots de cigarettes, de 28 % de déchets plastiques et de 26 % d'emballages alimentaires.

Ces poubelles révolutionnaires qui commencent à fleurir en France nécessitent une intervention humaine. Une fois par jour, il faut que quelqu'un change le sac. Une tâche qui prend environ 20 minutes. Au fil des années de développement, Seabin ne cesse de s'améliorer. La cinquième version de cette petite machine de 50 cm de diamètre et d'un mètre de profondeur a été lancée en novembre dernier et coûte environ 3.300 €.

Un modèle plus grand pour les océans

Les deux inventeurs australiens ne comptent pas s'arrêter là. Ils planchent sur un modèle plus grand et plus résistant destiné à être placé au large des océans. D'ici là, ils espèrent que les Seabin continuent de se multiplier notamment en France ; à Marseille où selon eux le problème des déchets flottants est majeur pour cette ville, mais aussi à Paris, ville hôte des Jeux olympiques en 2024. Déjà présentes aux Pays-Bas et en France, les « Seabin » débarqueront-elles bientôt en Belgique ?