Le nombre de partenaires sexuels influencé par le poids et la taille

Le nombre de partenaires sexuels influencé par le poids et la taille

Les hommes de taille moyenne à très grands ont une à trois fois plus de partenaires sexuels que ceux qui sont plus petits, souligne cette étude américaine qui montre également que le poids est lui aussi un indicateur concluant.

Des chercheurs de la Chapman University en Californie (États-Unis) ont cherché à savoir si la taille et l'indice de masse corporelle jouaient sur le nombre de partenaires sexuels des hommes et des femmes au cours de leur vie. Dans une enquête menée sur 60.058 volontaires hétérosexuels, dont 52% d'hommes et 48% de femmes, âgés en moyenne de 37 ans, les chercheurs ont intégré différents critères dont la taille, le niveau d'éducation, l'âge et l'indice de masse corporelle (IMC) comme indicateurs principaux dans l'histoire sexuelle personnelle de chacun.

Une question de taille

Les résultats, publiés le 30 septembre dans la revue Evolutionary Psychology, indiquent que les participants âgés de 30 à 44 ans avaient eu en moyenne 8 partenaires depuis le début de leur vie sexuelle. 58% des hommes et 56% des femmes volontaires indiquaient en avoir plus de 5, tandis que pour 29% des hommes et 23% des femmes, ce nombre s'élevait à plus de 14.

Les hommes de petite taille ont rapporté avoir eu moins de 5 partenaires sexuels. Au contraire, ceux de taille moyenne très importante en déclaraient 1 à 3 fois plus que leurs pairs masculins moins grands. "Ces résultats indiquent que la taille est un critère pertinent sur le marché de l'accouplement", souligne David Frederick, l'auteur principal de cette étude. Pour autant, le chercheur ne dispose pas d'explications scientifiques claires pour établir ce lien, si ce n'est le constat que les femmes sont souvent attirées par les hommes plus grands qu'elles.

Côté poids

Côté poids, les chercheurs remarquent que ce sont les hommes se situant au milieu de la courbe d'indice de masse corporelle qui ont le plus d'aventures sexuelles. Les participants de corpulence "normale" et ceux en surpoids rapportaient un nombre plus élevé de partenaires sexuels contrairement à ceux en insuffisance pondérale.

Le Dr Frederick insiste néanmoins sur le fait que les critères de classification médicale en surpoids diffèrent de la perception sociale que l'on en a et donne l'exemple de Georges W. Bush, qui rentrait dans cette catégorie alors qu'il n'apparaissait pas gros pour la plupart des Américains. Les hommes de forte corpulence, perçus comme plus puissants et généralement plus sportifs, comptent le plus de partenaires sexuelles, conclut le chercheur.

Pour les femmes, le constat est similaire. Celles qui ont le moins d'aventures sexuelles sont maigres, relate l'étude. Le Dr Frederick y voit plusieurs explications : "Elles peuvent être très peu satisfaites de leur poids et souffrir d'anorexie et donc être peu motivées à afficher leur corps maigre". Selon lui, la perte de poids peut aussi résulter d'une grave maladie et donc un plus nombre de partenaires sexuels.