Le Mexique s'engage à bannir le glyphosate de son sol

Le Mexique s'engage à bannir le glyphosate de son sol

Dans un décret entré en vigueur le 1er janvier, le gouvernement du président de gauche Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé que les autorités «révoqueront et s'abstiendront d'accorder des permis pour la dissémination dans l'environnement de semences de maïs génétiquement modifié». Les importations de maïs transgénique seront graduellement réduites jusqu'à ce que plus aucun permis d'importation ne soit délivré d'ici trois ans. Selon le gouvernement, cette mesure vise à contribuer à la souveraineté alimentaire et à protéger le maïs indigène du Mexique.

Objectif le 31 janvier 2024

L'herbicide glyphosate, classé depuis mars 2015 comme «cancérigène probable» par le Centre national de recherche contre le cancer, organe dépendant de l'Organisation mondiale de la santé, sera progressivement éradiqué avec une interdiction totale au 31 janvier 2024. Le décret indique que les organismes gouvernementaux doivent s'abstenir d'acquérir ou d'utiliser le glyphosate et que des alternatives durables doivent être recherchées par l'industrie agro-alimentaire. Ainsi, «les produits agrochimiques, biologiques ou organiques de faible toxicité, les pratiques agro-écologiques ou celles nécessitant une utilisation intensive de main-d'œuvre» sont favorisés, note le décret.

Le Luxembourg, seul pays européen à se passer du glyphosate 

Greenpeace s'est félicité «de l'interdiction du maïs génétiquement modifié et de l'interdiction progressive du glyphosate d'ici 2024, car ce sont des étapes importantes vers une production écologique qui préserve la biodiversité». En Europe, seul le Luxembourg s'est pour l'instant engagé à se passer du glyphosate dont l'autorisation de commercialisation dans l'Union européenne court jusqu'à fin 2022.