Le gouvernement fédéral consacre un tiers de son plan de relance au climat

Le gouvernement fédéral consacre un tiers de son plan de relance au climat

«C'est un bon bulletin pour notre pays, qui se classe dans le peloton de tête sur les 10 pays européens étudiés», écrit mercredi la société d'expertise Gosselin & de Walque, qui considère que la Belgique «pourrait néanmoins faire encore mieux si elle opte pour des choix courageux dans la mise en œuvre du plan de relance».

La Belgique se retrouve ainsi derrière la Finlande (42% du budget orienté vers le climat) mais devant l'Allemagne (34%) ou encore la France (23%). Les chercheurs estiment que 21% du plan de relance belge, dont par exemple les projets liés à la digitalisation et à la cybercriminalité, pourront toutefois avoir un impact positif ou au contraire négatif selon la manière dont ces mesures sont mises en œuvre.

Les auteurs recommandent donc d'inclure des indicateurs de durabilité dans l'implémentation de ces projets, des objectifs ou critères clairement identifiés pour maximiser l'impact climatique, notamment du volume de données et d'énergie nécessaire à faire fonctionner ou liés à l'utilisation qui est faite du service.

Du bon et du moins bon

Dans les mesures positives, le rapport pointe notamment le projet de Hub énergétique, à savoir l'interconnexion entre différents pays européens en vue de soutenir le développement de l'éolien offshore, comme élément particulièrement remarquable et original par rapport aux autres pays européens.

Cependant, son impact global en termes de durabilité dépendra des ressources naturelles utilisées pour concevoir ce Hub et des mesures de protection de la biodiversité qui seront mises en place. «Il est donc nécessaire de concevoir celui-ci en termes d'économie circulaire pour maximiser l'impact environnemental», avertit Gosselin & de Walque.

L'étude soulève par ailleurs certaines faiblesses quant à l'impact énergétique du plan de relance. «Le financement propre à l'Etat belge et complémentaire au plan de relance semble insuffisant au regard de l'ambition des objectifs posés. On note par ailleurs un manque de cohérence entre les projets d'investissement et les réformes structurelles ou entre les différentes entités fédérales et fédérées.»

À noter que selon la méthode de calcul mise en place par l'UE, le plan de reprise et de résilience remis le week-end dernier par la Belgique à la Commission comporte 51% d'investissements labellisés «verts», là où l'Europe exige un minimum de 37%.