La veuve du dernier président tunisien décède le jour où le pays élit son successeur

La veuve du dernier président tunisien décède le jour où le pays élit son successeur

Chadlia Farhat s'est éteinte à l'âge de 83 ans, selon l'agence de presse étatique TAP, qui ne donne pas davantage de détails. Son fils, Hafedh, a confirmé ce décès sur sa page Facebook. «Ma mère Chadlia, veuve de Béji Caïd Essebsi, est morte, Que Dieu la bénisse», a-t-il indiqué, sans préciser de quoi elle est décédée.

Mme Essebsi, 83 ans, avait accueilli en juillet les nombreux chefs d'Etat venus rendre hommage à son mari décédé à l'âge de 92 ans, après avoir été le premier président démocratiquement élu au suffrage universel en Tunisie. Elégante et discrète, elle n'apparaissait que rarement en public, contrairement aux premières dames de la Tunisie post-indépendance, Wassila Bourguiba et Leïla Ben Ali.

Le couple a eu deux filles et deux garçons, dont Hafedh Caïd Essebsi, qui a gardé le contrôle du parti créé par son père, Nidaa Tounes, au prix de luttes de personnes qui ont décimé la formation.

Sept millions de Tunisiens appelés à se choisir un nouveau Président

Prévue en décembre, l'élection présidentielle a été avancée après le décès du président Essebsi en juillet dernier. Sept millions de Tunisiens sont appelés à voter ce dimanche. Il s'agit de la seconde élection présidentielle libre de l'histoire du pays, à l'issue d'une campagne qui a ranimé la flamme politique dans le berceau du Printemps arabe.

Vingt-six candidats, dont deux femmes, un candidat aujourd'hui emprisonné et deux candidats qui ont appelés, samedi, à ne pas voter pour eux, des familles politiques éclatées, des programmes parfois peu différenciés: rarement l'incertitude aura été si forte dans ce pays qui a connu plusieurs scrutins depuis la révolution de 2011 -dont une présidentielle en 2014-, et a poursuivi sur la voie démocratique malgré les embûches.

Si, en 2014, la ligne de partage était entre islamistes et anti-islamistes, ce n'est plus le cas dans le paysage politique de 2019, qui s'éparpille désormais en plusieurs pôles: islamistes, laïques, populistes et partisans de l'ancien régime.

Si, en 2014, la ligne de partage était entre islamistes et anti-islamistes, ce n'est plus le cas dans le paysage politique de 2019, qui s'éparpille désormais en plusieurs pôles: islamistes, laïques, populistes et partisans de l'ancien régime.

Du coup, avant d'entamer le scrutin il n'y a pas un mais une poignée de favoris sur la ligne départ, dont le Premier ministre Youssef Chahed, le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi, l'universitaire indépendant conservateur Kais Saied, l'ancien opposant à la dictature de Ben Ali, Mohamed Abbou, le leader du parti islamiste Ennahdha Abdelfattah Mourou ou encore, le publicitaire controversé, mais très populaire, Nabil Karoui.

Les résultats devraient être publiés lundi. Si aucun candidat n'obtient la majorité, ce qui devrait être le cas, les deux candidats ayant le plus de voix seront opposés lors d'un second tour dont la date n'est pas connue. Des législatives, sont prévues, de longue date, le 6 octobre.

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