La publication d'une université décrivant la xénophobie comme "normale" suscite la polémique

La publication d'une université décrivant la xénophobie comme "normale" suscite la polémique

Fin janvier, l'Université de Californie a posté sur Instagram une publication (aujourd'hui supprimée) dans laquelle elle liste plusieurs réactions qu'il est normal d'avoir face au coronavirus. Parmi celles-ci, on retrouve l'anxiété, le retrait social, une hypervigilance ou encore... la "xénophobie: La peur d'interagir avec ceux qui peuvent provenir d'Asie et se sentir coupable de cela", peut-on lire.

https://twitter.com/adrienneshih/status/1222986183778689024?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1222986183778689024&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.cnn.com%2F2020%2F02%2F01%2Fus%2Fuc-berkeley-coronavirus-xenophobia-trnd%2Findex.html

"Je suis confuse et honnêtement très énervée contre ce post Instagram du compte officiel de l'Université de Californie. À quel moment la xénophobie est-elle une réaction normale?", a réagi une twitto.

Un avis partagé par de nombreux autres internautes qui ont poussé l'Université à retirer son post, avant de s'excuser publiquement. "Nous nous excusons pour notre récente publication sur les manières de gérer l'anxiété liée au coronavirus. Nous regrettons tout malentendu qu'elle a pu causer et nous avons mis à jour nos textes", a expliqué un porte-parole à CNN.

Une tendance mondiale

Ce post n'est qu'un nouvel exemple d'une tendance plus générale depuis l'apparition du coronavirus. Le nouveau virus s'est en effet répandu en transportant avec lui de la xénophobie et les communautés asiatiques dans le monde entier subissent maintenant peur et suspicion.

De plus en plus d'Asiatiques doivent affronter des discours antichinois, qu'ils aient été ou non en contact avec le virus ou qu'ils se soient rendus ou pas dans les zones où a commencé l'épidémie de pneumonie virale.

En Italie, des touristes chinois se sont par exemple fait cracher dessus à Venise, selon des informations de presse. Une situation similaire a été vécue au Canada, où un homme blanc a été filmé dans le parking d'un centre commercial lançant à une femme sino-canadienne "vous avez laissé votre coronavirus". En Australie, dans la région de la Gold Coast, un patient a refusé de serrer la main de sa chirurgienne, Rhea Liang, invoquant le danger de contracter le virus.

En Malaisie finalement, près de 500.000 personnes ont signé en une semaine une pétition pour "empêcher les Chinois d'entrer dans notre pays bien-aimé".