La Fashion Week de Londres en grande partie digitale

La Fashion Week de Londres en grande partie digitale

D'habitude les marques rivalisent d'ingéniosité pour dénicher les lieux les plus extravagants pour des défilés époustouflants. Les VIP s'y pressent tandis que les influenceurs se font photographier dans les rues adjacentes.

Mais en ces temps de restrictions imposées par la pandémie de nouveau coronavirus, qui a fait plus de 41.600 morts au Royaume-Uni, la mode s'est déplacée sur internet et la rédactrice en chef d'Elle UK, Farrah Storr, s'apprête à regarder le défilé Burberry "à la maison, dans (son) jogging en cachemire" a-t-elle écrit dans le Daily mail. "Au premier rang, ce sera simplement moi et mes deux chiens regardant des vêtements que j'espère les gens pourront porter dans six mois" s'est-elle désolée dans le Daily Mail.

Quelques défilés publics

Seule une poignée de défilés "physiques" seront organisés tandis que 80 designers présenteront leurs collections jusqu'à mardi, certains via des présentations sur rendez-vous et la majeure partie à travers des vidéos postées sur le site internet de la Fashion week.

Parmi les créateurs qui osent le défilé avec public, distanciation physique à la clé, le Turc installé à Londres Bora Aksu, l'as du tricot de luxe Mark Fast et la marque chinoise PRONOUNCE. Ces événements seront diffusés en direct, un "outil essentiel", a expliqué M. Fast dans Vogue business.

"La diffusion en streaming d'un défilé va toucher des dizaines de milliers de personnes sur la journée, et des centaines de milliers sinon plus tout au long de la saison." C'est le britannique Burberry qui donnera le coup d'envoi de la semaine avec un show retransmis à midi.