La bière 4,4% plus chère dans les supermarchés, un phénomène similaire attendu dans l'Horeca ?

La bière 4,4% plus chère dans les supermarchés, un phénomène similaire attendu dans l'Horeca ?

Ce lundi, la secrétaire d'État à la Protection des consommateurs, Eva De Bleeker (Open VLD), a annoncé que le prix de la bière avait augmenté de 4,4% l'année écoulée (de mars 2020 à mars 2021) dans les supermarchés. Une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, surtout que cette hausse est supérieure à l'augmentation moyenne connue en Belgique depuis dix ans. Elle est aussi supérieure à celle observée en France et en Allemagne, rapporte Sudinfo.

"Augmenter le prix n'est pas la première solution"

Doit-on dès lors s'attendre à une hausse similaire du prix de la bière dans le secteur Horeca, alors que les terrasses rouvrent samedi ? Pas forcément, assure le Syndicat neutre pour indépendants (SNI). Surtout que le gouvernement a confirmé la réduction de la TVA à 6% dans l'Horeca du 8 mai au 30 septembre.

"Cet un élément important, car c'est sur l'alcool que l'Horeca fait le plus de marges. Du côté du SNI, nous conseillons aux membres d'être le plus juste au niveau des prix. Augmenter les prix, n'est pas la première des solutions, si l'on veut voir revenir sa clientèle et la développer. Car tôt au tard, le restaurateur doit payer l'addition quand les clients partent ailleurs", explique Christophe Wambersie, Secrétaire général du SNI, toujours à Sudinfo.

"Rouvrir sans effrayer le client"

Même son de cloche du côté de Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie. S'il rappelle que le coût de la vie a augmenté en 15 mois, il n'est pas sûr que tous les établissements du secteur Horeca augmenteront leurs prix.

"Le but c'est de rouvrir sans effrayer le client. Certains augmenteront légèrement leurs prix, d'autres pas. Si l'on maîtrise bien ses coûts, il n'y a pas de raison d'augmenter le prix de vente. Maintenant, quand on subit deux ou trois augmentations successives sur le prix du litre de bière, il faut le répercuter. Et du côté des fournisseurs, négociants ou des intermédiaires, il n'y a pas de cadeaux".

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