Jean-Marc Nollet (Ecolo) ne respecte plus la bulle d'une personne

Jean-Marc Nollet (Ecolo) ne respecte plus la bulle d'une personne

"Au début oui, j'ai respecté la bulle, mais depuis quelques semaines, je m'autorise à accueillir deux personnes, un couple", a-t-il répondu, en demandant que le Comité de concertation élargisse cette bulle vendredi. "Je fais le maximum mais je suis un être humain et les contacts humains sont quelque chose de vital. Cette bulle était nécessaire, mais aujourd'hui il faut pouvoir en sortir, prendre en compte le besoin social, la souffrance sociale énorme", a-t-il poursuivi, reconnaissant qu'il était donc prêt à payer l'amende au cas où une infraction était constatée chez lui.

Une situation différente qu'en mars

L'écologiste note que la situation sanitaire est fondamentalement différente de celle de mars 2020: la vaccination des plus fragiles a progressé, la connaissance et le traitement du virus aussi, tandis qu'une part de plus en plus importante de la population a des anticorps. A ses yeux, les règles deviennent absurdes à partir du moment où tout le monde constate qu'elles ne sont pas respectées mais que dans le même temps, les autorités affirment que si elles élargissaient la bulle intérieure à cinq contacts, les gens en prendraient dix.

"Non, il faut sortir de cette infantilisation. Cette explication est très malsaine, elle dévalorise la loi, la norme, elle décrédibilise le politique et renforce la méfiance". M. Nollet insiste aussi sur les secteurs de la culture et de l'enseignement qui ont besoin de décisions pour se réorganiser.

L'aveu de M. Nollet a immédiatement suscité une réaction du président du PS Paul Magnette. "Si un président de parti explique publiquement qu'il ne respecte pas les règles du confinement, comment attendre des citoyens qu'il les respectent ? Les bras m'en tombent", a commenté le socialiste sur Twitter. "Pas d'hypocrisie", a laconiquement ajouté M. Nollet sur ce même réseau. Pour le président de DéFI François De Smet, "si les règles sont injustes, il faut les changer ; si elles sont justes, il faut les assumer et donner l'exemple". Le parti d'opposition reproche à Ecolo de jouer "un pied dedans, un pied dehors" du gouvernement. Il considère que le comportement des partenaires de la Vivaldi "fragilise l'adhésion déjà fragile de la population."