Investir en soi-même pour réussir sa vie

Investir en soi-même pour réussir sa vie

Vous avez été millionnaire très jeune, pourtant rien ne vous prédestinait à cette carrière.

«Effectivement, j'ai eu une enfance pas très heureuse avec une éducation difficile et beaucoup de violence. J'ai grandi avec un manque de confiance en moi et d'estime personnelle. Avec le décès de mon père, à 14 ans, j'ai eu une prise de conscience quasi philosophique de la vie et de sa préciosité. Le grand cadeau que j'ai eu à ce moment-là, c'est un livre sur le développement personnel de ma mère. C'est comme ça que j'ai compris que si l'on ne peut pas influencer ce qui nous arrive, on peut influencer notre monde intérieur, ses pensées, ses émotions et ses actions.

C'est ce qui vous a mené vers la richesse?

«Ma première définition de la réussite, c'était l'argent. J'ai donc fait de la vente directe parce qu'on ne demandait pas de diplôme. Mais face à mes peurs du jugement, j'ai fait un vrai travail personnel sur mes émotions et je suis passé à l'action. C'est ça qui a fait que j'ai commencé à décoller dans la vie et gagner beaucoup d'argent. Pourtant, quelque chose me manquait.»

Pourquoi avoir décidé de devenir coach?

«J'étais un ‘avoir humain' et j'ai souhaité devenir un ‘être humain'. Je me suis dit que ce qui allait vraiment me rendre heureux, c'est ce que j'allais laisser derrière moi. J'ai donc fait beaucoup de formations et pris le meilleur de la programmation neuro-linguistique, de la psychophysiologie, neuropsychologie, neurosciences, psychologie, coaching… et j'en ai créé une méthode à ma façon.»

Quelle est la clé de la réussite de cette méthode?

«C'est d'enlever nos PLI (programmes limitant intérieurs) et comprendre quels sont nos schémas limitants qui sont en général ancrés depuis l'âge de trois à sept ans.»

Cela ne nécessite-t-il pas une psychothérapie?

«La psychothérapie peut être intéressante. Pour bien faire, il faut y aller, comprendre et ensuite modifier l'interprétation que l'on a de notre passé. Un autre élément des PLI, ce sont les croyances telles que ‘je ne vais pas y arriver' ou encore nos peurs. Il faut donc prendre du recul pour faire de meilleurs choix.»

Comment prend-on du recul?

«Typiquement à travers des séminaires, un coach, des discussions… Dans mes séminaires, je pose des questions que les gens ne se posent pas la plupart du temps comme ‘Est-ce que tu es en accord avec ta raison d'être et tes valeurs?' L'idée, c'est de poser son cerveau sur la table et de se demander ce qu'il s'y passe et ce que j'ai installé depuis tout ce temps.»

Prendre du recul permet-il de dépasser ses peurs?

«C'est le point de départ mais il faut d'abord identifier la peur et la regarder en face. Un état de peur, c'est un état émotionnel, c'est purement psychologique. Donc on doit changer sa manière de percevoir sa peur. Un des points majeurs, c'est de changer de focus et arrêter de se demander ce que les gens vont penser de soi.»

Cela conforte l'idée que nos émotions ont un impact important sur qui nous sommes et notre corps.

«Tout est interconnecté. Le cerveau a tendance à se focaliser sur ce qui est émotionnellement fort et sur des mauvais moments pour pouvoir les éviter plus tard. Du coup, on se gâche la vie à revivre constamment le passé dans l'instant présent alors que l'on ne peut plus avoir d'influence dessus. Il faut voir ce que l'on peut prendre du bon passé, des bons moments, et se focaliser là-dessus. C'est là qu'on contrôle son monde intérieur. Personne d'autre ne choisit les images que l'on met dans notre esprit.»

Il est donc nécessaire de faire un travail personnel sur soi

«Le meilleur investissement que l'on peut faire c'est d'investir en soi-même. Le savoir, les compétences… sont les seules choses que l'on ne peut pas nous enlever. Si je veux que les choses s'améliorent, je dois m'améliorer. C'est être le changement que l'on veut voir dans le monde. La grande clé, c'est de faire ce travail, mais là du coup il y a moins de monde parce que beaucoup de gens ont peur du changement. C'est pour ça que le développement personnel et le coaching explosent. Si je me développe, je serai capable d'être plus en contrôle de mon environnement et de mieux réagir aux choses. On a tous le pouvoir de transformer nos vies, il faut juste apprendre les principes de réussite, les étudier et les pratiquer encore et encore. C'est un cercle vertueux.»

Laura Sengler

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