Gwendoline, 28 ans, raconte son calvaire aux soins intensifs à cause du coronavirus

Gwendoline, 28 ans, raconte son calvaire aux soins intensifs à cause du coronavirus

C'est un témoignage poignant qui nous rappelle que tout le monde peut être touché par le virus. Gwendoline, une habitante de Lebbeke, a été admise aux soins intensifs pendant deux semaines après avoir contracté le coronavirus. Dans les colonnes du quotidien Het Laatste Nieuws, elle se confie sur la période "la plus difficile de sa vie".

"Je ne savais plus rien faire"

"Beaucoup pensent 'ça ne m'arrivera pas", jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à l'hôpital, sans plus rien pouvoir faire", raconte la jeune femme au journal. "J'étais dans un lit, aux soins intensifs, et je ne savais plus rien faire. C'était les infirmières qui devaient me donner à manger, remplir mon verre d'eau, peigner mes cheveux, me laver, m'habiller, m'écouter pleurer car ma famille me manquait", explique-t-elle, reconnaissante envers le personnel soignant.

Gwendoline, âgée de 28 ans, s'est livrée par écrit car elle souffre encore de séquelles de la maladie. Elle se sent toujours faible et a encore du mal à respirer.

Maladie auto-immune

Gwendoline a sans doute été infectée par un proche qui avait été contaminé. «Nous avons toujours été prudents vu la situation, surtout que je me remettais d'un problème cardiaque et que j'ai une maladie qui s'attaque à mon système immunitaire. Mais malgré tout, j'ai été contaminée. Un matin, en me levant, je me suis sentie faible. J'avais perdu le goût. Et deux jours plus tard, je me retrouvais aux soins intensifs», explique encore la jeune femme au quotidien.

"La peur est indescriptible"

Gwendoline a eu besoin d'un apport d'oxygène. "La peur, à ce moment-là, est indescriptible (...) On ne sait pas ce qui nous attend. Si le traitement va fonctionner, ou si ça va s'aggraver. Et alors que j'étais moi-même soignée, j'entendais d'autres patients qui devaient dire au revoir à leurs proches. Ça me brisait le cœur. Et pendant ce temps, je devais moi-même me battre… Je l'ai fait pour ma fille de 2 ans."

"Ne minimisez pas le coronavirus"

Désormais guérie, Gwendoline est toutefois toujours suivie de près. Avec ce témoignage, elle espère faire prendre conscience de la dangerosité de la maladie. "S'il vous plaît, ne minimisez pas le coronavirus. C'est l'enfer et ça peut toucher tout le monde. Tout le monde doit être prudent, pour soi, mais surtout pour les autres, et également pour le personnel médical qui doit s'occuper de tous ces gens malades", conclut la jeune maman.