Gaia demande la fin des expériences sur les chats et sur les chiens

Gaia demande la fin des expériences sur les chats et sur les chiens

L'association a mené l'enquête en 2019 sur l'utilisation des animaux de laboratoire en Belgique et estime que 1.302 expériences ont été réalisées sur 542 chiens, tous de la race Beagle. La majorité d'entre elles se déroulent en Flandre, avec 1.286 expériences sur 526 animaux.

GAIA plaide pour que"l'utilisation de chiens et de chats en bonne santé, qu'ils aient ou non été élevés spécifiquement pour les utiliser pour la recherche, ne soit plus autorisée pour l'expérimentation animale».

Une exception pourrait porter sur les expérimentations animales dans l'intérêt des chiens ou des chats eux-mêmes, avance GAIA. «Seule l'utilisation de chiens ou de chats déjà atteints d'une maladie incurable, dans le but précis de trouver un remède ou un traitement contre cette pathologie particulière, est acceptable» pour l'association.

Stop à l'euthanasie

GAIA pointe en outre qu'à la fin du projet de recherche, lorsque les animaux sont devenus «inutilisables», ils ne devraient plus être euthanasiés mais bien remis à l'adoption. L'association suggère qu'un cadre législatif soit élaboré à cet égard «afin d'inclure des critères permettant de décider ce qu'il convient de faire d'un animal à la fin d'un essai».

A l'occasion de la Journée mondiale des animaux de laboratoire, GAIA annonce une nouvelle campagne de sensibilisation, sous forme de site internet (www.testssuranimaux.be), s'ajoutant à celle lancée vendredi passé et intitulée «Rappel produit» figurant un chiot Beagle .Celle-ci «se veut symbolique à propos des beagles de Belgique», explique Michel Vandenbosch, président de GAIA. «Il était important pour nous que le lecteur comprenne que cela pourrait tout aussi bien être son chien, sur lequel des substances sont testées. Personne ne veut que son propre chien ou chat finisse dans un laboratoire. Mais qu'en est-il des chiens ou des chats inconnus, en parfaite santé, avec lesquels vous n'avez aucun lien, mais qui sont rendus malades sciemment en tant qu'animal de laboratoire ? Ils ont fondamentalement les mêmes besoins et sont aussi vulnérables qu'un animal de compagnie vivant dans un foyer et ont tout autant droit à une vie digne», pointe-t-il.