France: Un élu FN justifie la lapidation des femmes sur Twitter

France: Un élu FN justifie la lapidation des femmes sur Twitter

Le secrétaire départemental du Front national en Seine-Saint-Denis a demandé «l'exclusion définitive» de Maxence Buttey, l'élu du parti d'extrême droite converti à l'islam, pour des propos justifiant la lapidation des femmes sur Twitter. Commentant une vidéo qui lui avait été soumise par un utilisateur de Twitter, le conseiller municipal FN de Noisy-le-Grand avait écrit le 25 décembre sur son compte Twitter que «l'histoire rapportée de la femme lapidée est très intéressante car c'est elle qui demande la lapidation au prophète».

Demande d'exclusion

«Le tweet sur la lapidation des femmes est tout particulièrement choquant et ne peut être accepté par le Front National, de surcroît à un moment où les femmes sont victimes à travers le monde de la folie islamiste», a réagi Jordan Bardella, secrétaire départemental du FN, dans un communiqué. «La fédération Front national de Seine-Saint-Denis ne saurait tolérer que de tels propos, douteux et inadmissibles, soient proférés en son sein», poursuit M. Bardella, qui demande en conséquence l'exclusion «immédiate et définitive» de Maxence Buttey. Joint par téléphone, M. Bardella a affirmé que sa demande avait reçu l'appui de la présidente du parti Marine Le Pen et de son vice-président Florian Philippot, «qui ont tous les deux été aussi très choqués par ces propos».

Deuxième faux pas

Le principal intéressé a préféré répondre à la polémique sur son blog "Le journal patriote noiséen", assurant que ses propos étaient "sortis de leur contexte". "N'oublions pas que je suis un jeune musulman, récemment converti, je me construis encore dans ma foi et dans ma science religieuse, et quelque pourraient être mes propos, je ne suis pas une autorité religieuse ni une référence en matière de jurisprudence islamique", rajoute-t-il.

Fin octobre, Maxence Buttey avait été suspendu par le parti qui l'accusait de prosélytisme avant d'être réintégré par le bureau exécutif avec un simple «rappel aux devoirs». En décembre, il s'était vu finalement démettre de ses fonctions départementales.