En Corée du sud, des mamies sur les bancs de l'école

En Corée du sud, des mamies sur les bancs de l'école

Jusque dans les années 1960, la scolarisation des filles en milieu rural était quasi nulle en Corée. C'est ainsi que beaucoup de grands-mères coréennes, privées d'éducation alors, ne savent ni lire, ni écrire aujourd'hui.

« Ma grand-mère me disait : une femme avec des connaissances finit toujours par se montrer rebelle », explique Jang Seon-ja, l'une de ces nouvelles élèves.

Or, il n'est jamais trop tard pour apprendre. Et c'est bien ce que cette école de Suncheon entend démontrer.

Sauvez les écoles, accueillez des grands-mères

En manque sérieux d'élèves, l'école de Woldeung était au bord de la fermeture. Pour éviter de fermer des classes, une enseignante a eu cette idée géniale de proposer les places libres à celles qui n'avaient jusqu'alors jamais connu les bancs scolaires…

Ainsi, à 75 ans aujourd'hui, Jang Seon-ja apprend enfin à lire et à écrire.

« Même quand vous pensez qu'il est trop tard, si vous commencez à apprendre, vous gagnerez en courage », explique Kim Myeong-nam au micro de France info. « Vous serez capables de voir le monde en grand », se réjouit cette jeune élève de 70 ans.

Trois autres écoles de la province ont décidé d'emboîter le pas. Elles ont chacune ouvert leurs portes aux grands-mères qui le souhaitaient.